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#216 : Protéger, servir et empocher

 

Parce qu’ils soupçonnent des flics corrompus et des militaires d’avoir mis sur pieds ensemble une entreprise secrète, Callen et Sam essaient de mettre à jour cette opération illégale en se faisant passer pour des agents de la police de la route Californienne.

** Captures de l'épisode **

Popularité


4 - 7 votes

Titre VO
Empty Quiver

Titre VF
Protéger, servir et empocher

Première diffusion
15.02.2011

Première diffusion en France
12.11.2011

Photos promo

Sam, Callen, Deeks et Kensi écoutent le rapport de Nell

Sam, Callen, Deeks et Kensi écoutent le rapport de Nell

Les deux agents se font passer pour des motards de la police

Les deux agents se font passer pour des motards de la police

Callen et Sam sur leur moto

Callen et Sam sur leur moto

Sam et G sous couverture devant le porche du commissariat

Sam et G sous couverture devant le porche du commissariat

l'agent Callen et le lieutenant Deeks

l'agent Callen et le lieutenant Deeks

les 4 agents du NCIS observent des preuves

les 4 agents du NCIS observent des preuves

Hetty Lange jouée par Linda Hunt

Hetty Lange jouée par Linda Hunt

Sam Hanna joué par LL Cool J assis sur son bureau

Sam Hanna joué par LL Cool J assis sur son bureau

Plus de détails

Scénariste : Dave Kalstein

Réalisateur : James Whitmore

Guests :

Sophina Brown ............................ Jennifer Grear
Ed Quinn 
............................ Steve Brenner/Justin Marchetti
Connor Trinneer
 ............................ Agent du NCIS Boyle
Johnny Sneed 
............................ Manager
Desiree Hall 
............................ Dr. Delia Richards
Mitch Liongly 
............................ Paul Beane
Lewis Tan
 ............................ Yakuza Gangster
Melissa Anne Young
 ............................ Waitress
Ted Wallof 
............................ CHP Officier Smith
Jeronimo Spinx 
............................ Agent du NCIS Thompson

Une moto de la police de la route double sur une ligne jaune un gros 4x4. Elle est suivie par une BMW et un autre motard. Tous les trois roulent à vive allure, les pneus crissent. La 2ème moto passe la voiture, et après quelques virages, tous s’arrêtent sur le bord de la route. Un homme couvert de tatouages descend de l’arrière de la BMW, soulagé de reconnaitre ses interlocuteurs. Il lance un sac en papier rempli d’argent à un des flics, paiement contre la protection d’un service de taxis de l’état de Californie. Dans la foulée, il leur propose un nouveau job, ça lui plait comme signe extérieur de richesse, l’escorte par des motards ! Mais les flics ne sont pas d’humeur à rire. Powell lui met une droite, sort une lame et le menace de décoller tous ses tatouages pour les exposer sur les murs de chez lui s’il ne fait pas son travail correctement. Calmé, l’homme remonte dans la voiture qui démarre aussitôt. La scène est vécue en direct à l’étage du QG. Le coup de poing a ému Eric ! Lui n’en a plus reçu depuis la cour de récré du cours élémentaire. Par une fille : signe (dit-il) qu’elle s’intéressait à lui. Nell n’a pas utilisé ce genre de pratique : les garçons qui lui plaisaient, elle préférait les ignorer…Tactique qui laisse Eric extrêmement perplexe. En tout cas, l’homme aux tatouages, Mr Yazuka, vient de prendre sans le savoir une « contravention » qui servira pour une arrestation ultérieure. Du menu fretin par rapport aux gros poissons que le NCIS espère ferrer.

Les motards ripoux, qui sont en fait Sam et Callen, ont rejoint leurs motos. Callen est impressionné par le coup des tatouages collés aux murs, mais Sam avoue que c’est tiré du jeu vidéo Scarface. Les truands ont quand même la vie facile : pas de  règles, aucune loyauté…et pas d’Hetty ! Ils se rendent à un garage pour motos, où ils viennent donner à un dénommé Paul sa part dans le business de Yazuka. Mais l’homme gît dans son arrière boutique. Il parvient à leur dire qu’il a refusé un nouveau travail, que ça va trop loin cette fois, qu’il faut les arrêter. Il meurt avant de pouvoir révéler l’identité de ceux qu’il faut stopper.

 

GENERIQUE

 

Dans l’armurerie du QG, Deeks nettoie une arme, Kensi travaille sur une autre. Une alarme retentit. Elle provient du portable de Kensi : un texto vient de lui parvenir. C’en est trop pour Deeks, qui lâche ce qu’il a sur le cœur contre son équipière stressée en permanence, qui veut toujours prendre le volant ; qui avance leurs deux  montres d’un quart d’heure ; pour qui tout est synonyme de compétition ; qui insiste pour faire additions séparées au café du coin ; qui se moque des types qui ajoutent du lait sans matières grasses : c’est épuisant ! Elle lui retourne le compliment, il vient de passer la matinée à bavasser sur la fin du monde en 2012 ! Il rectifie, il ne s’agit pas d’apocalypse, mais d’un réalignement des planètes, débouchant sur  la collision de Niribu, le Backtun des Mayas. Il a appris ça parce des astronomes en discutaient au bar où il est allé la veille au soir. Elle n’en croit rien, normal, en fait c’est à la télé qu’il l’a vu, après la retransmission du match de basket. Hetty se pointe, souriante, mais sa bonne humeur s’envole un peu quand Kensi se plaint de ce type qu’on ne peut jamais prendre au sérieux, et Deeks de cette fille qui prend toujours tout trop au sérieux. Ils n’ont rien l’un contre l’autre, elle est sympa, il est sympa, mais ne vont pas ensemble. Hetty retrouve le sourire : ce qu’elle voit là, ce sont deux personnes en train de devenir de vrais équipiers. Même si eux en doutent fortement. Nell les interrompt parce que Sam et Callen les attendent à l’étage. Hetty conclut en les mettant d’accord sur un point, sur lequel tous les deux avaient tort :  la prononciation de Backtun avec l’accent maya !

 

A l’étage, ils sont accueillis fraichement par Callen et Sam. Ceux-ci tiennent à les briefer sur le travail qu’ils font depuis 6 mois, sous couverture comme motards dans la police de la route, et membres des « Taxis Dorés Californiens », une équipe de flics corrompus qui touchent des pots de vin pour escorter des criminels ou faire de la contrebande. La police militaire du Camp de Pendleton pensent que des Marines trafiquent avec eux, d’où l’implication du NCIS. Mais si l’existence des « Taxis Dorés » est prouvée (alors que Deeks et la police de Los Angeles pensaient que c’était une légende), aucun lien n’a pu être établi avec la marine. Le chef des ripoux a été tué ce matin. L’homme du garage, Paul Beane, marié mais ne vivant pas sous le même toit que sa femme, était un ancien motard qui avait abandonné la police suite à un accident qui l’avait laissé paralysé. Il a manifestement été abattu par des pros. Or il venait de refuser un travail : apparemment « on » voulait être sûr qu’il n’en parle pas. Ex-flic, il fallait qu’il ait un homme à lui sur le terrain. Plus précisément une femme, son ancienne équipière, Jennifer Grear . Beane trouvait le boulot, Grear transmettait les ordres aux « Taxis Dorés ». Il pouvait y avoir eu de l’eau dans le gaz. Si Grear n’a pas flingué elle-même Beane, elle doit savoir qui sait. L’opération vient de passer la vitesse supérieure. Que des marines de Pendleton y soient mêlés ou non, ils doivent découvrir d’urgence ce qui se trame. Callen et Sam vont aller pêcher Grear au QG de la police de la route, Deeks et Kensi se rendent à son domicile.

 

Callen et Sam garent leurs motos sur le parking du commissariat. Sam a la nostalgie de sa voiture, dans laquelle il peut discuter et plaisanter à loisirs avec son équipier, tout ce qui fait le sel de leurs missions et les sauvent de n’être que deux types avec des flingues qui passent d’affaires en affaires. Sans compter qu’il a mal aux pieds dans ses chaussures de motards. Un de leurs collègues leur apprend qu’il va devoir se taper deux astreintes de suite : Jennifer Grear ne s’est pas présentée au boulot.

 

Deeks et Kensi pendant ce temps arrivent chez elle. Kensi veut savoir si Deeks la trouve vraiment si rabat-joie qu’il le dit. Il la déclare ex-æquo avec une religieuse, à l’école, qui passait son temps à lui donner de grands coups de règles sur la main. Pourtant « on » la trouve très drôle. « On » étant des gens, par exemple Nell, pour qui elle est tordante. La porte de la maison de Grear a été forcée. Elle est maintenant déserte, mais des traces de sang montrent qu’il y a eu fusillade. Quelqu’un a été touché dans le couloir,  a quand même pu gagner une porte-fenêtre dans la chambre voisine pour s’enfuir. Le mur d’enceinte a visiblement été escaladé par une personne blessée. S’en est-elle sortie ? Et qui est-ce : Grear...ou quelqu’un d’autre ?

 

Ay QG, Nell et Eric ont pisté les dépenses sur les 24 dernières heures de Grear et de Beane. Ce dernier est passé la nuit dernière au « Bare Elegance », un bar-bikini (et non pas une boite de strip-tease). Quant à Grear, ses comptes en banque sont dans le rouge. Sa mère souffre de la maladie d’Alzheimer, elle a dû la placer en centre médical spécialisé l’année dernière, ce qui a fait fondre ses économies. Personne ne l’a vue depuis le meurtre de Beane : soit elle se cache, soit elle est morte. Deeks se porte volontaire pour aller enquêter du côté du Bare Elegance, et entraîne rapidement Kensi vers la sortie. La mère de Grear, avant d’aller en centre médicalisé, habitait une maison, qui n’a pas été vendue puisque les comptes de la jeune femme sont à sec. Donc elle sert peut-être de refuge. Sam est ravie de pouvoir reprendre le volant, en échange, il laisse les plaisanteries à son équipier. Quant à Nell, elle piège Eric avec la grande question : quelle est la différence entre un bikini-bar et un bar à strip-tease ?...

C’est Kensi qui nous donne la réponse en arrivant devant le Bare Elegance : dans les bars à strip-tease de Los Angeles, les filles sont nues mais on n’y vend pas d’alcool. Dans les bikinis-bars, elles portent ...des bikinis, et on y sert de l’alcool. Que préfère Deeks ? C’est un choix cornélien pour lui. En rentrant dans le club, face aux Pole danseuses,  serveuses en petites tenues et verres aux « vraies » boissons, il se décide pour ce style de bar s’il devait avoir une dernière nuit avant l’apocalypse. Le barman les prend pour un couple d’amoureux, reconnaît sans peine qu’il connaît Beane et qu’il était là hier soir, mais refuse d’en dire plus. Quand Deeks montre sa plaque de flic, le barman accepte de parler : il fait beaucoup d’affaires avec les motards, qui ne paient que demi-tarif. Un type est venu voir Beane la veille, mais ils se sont disputés, alors, ils ont viré l’importun. La quarantaine, une montre en or, genre fils de bonne famille qui joue au dur. Il n’est pas sur les bandes vidéos des caméras de surveillance : elles ne sont pas branchées, c’est juste dissuasif. Le barman s’inquiète de toutes ces questions, pressentant le pire. Quand Kensi le lui confirme, il marque le coup. Et se rappelle qu’il a pu  entendre des bribes de la dispute : le type disait à Beane que c’était sa dernière chance, s’il refusait, il le tuerait.

 

Kensi transmet aussitôt ces informations à Sam et Callen qui sont arrivés dans Van Nuys, devant la maison à vendre de Mme Grear Mère. Ils font le tour sans rien remarquer, mais à l’arrière, sur la terrasse, ils essuient plusieurs coups de feu, tirés de l’intérieur à travers une fenêtre. Ils se protègent en s’aplatissant contre le mur. Sam fait signe qu’il va passer par devant. Callen montre sa tête pour attirer le tireur. Grear, car c’est bien elle, tire plusieurs fois dans sa direction, donnant à Sam le temps d’arriver dans son dos et de la plaquer dans un plongeon qui les expulse tous les deux dehors, aux pieds de Callen. Menacée par l’arme de G. braquée sur elle, la jeune femme demande à Exley de tirer, puisqu’il est payé pour le faire. Sam qui la cramponne la relève et l’aplatit face contre le mur, tentant de la calmer, d’autant qu’elle est blessée. Il la fouille puis la retourne. Elle comprend à leur allure que ce ne sont pas de vrais motards de la police de la route. D’ailleurs elle avait toujours trouvé que les bottes de l’uniforme étaient ridicules sur Sam. Qui ne peut qu’approuver.

 

Emmenée dans la salle d’interrogatoire de l’annexe, elle réclame d’abord un avocat. Sam propose de la renvoyer dans la rue pour que ceux qui sont après elle puissent finir leur travail. Callen préfèrerait qu’elle les aide à trouver qui a tué Beane. Elle s’en moque : ils étaient équipiers, d’accord, mais c’est tout. Elle ne sait pas qui l’a tué, et ceux qui l’ont attaquée portaient des masques de hockey noirs. Beane avait refusé un travail parce que le montant de la rémunération lui avait fait peur. Il était question de matériel militaire, quelque chose de sérieux. Alors elle avait demandé aux autres membres des Taxis Dorés de rester en dehors de ce coup. Du matériel militaire : sans doute le lien avec Pendleton qui manquait au NCIS. Sam s’approche de la jeune femme : il a deviné que si Beane portait son alliance par intermittence, c’était parce qu’il fréquentait une autre femme que la sienne : Grear. Il a visé juste : Beane comprenait si bien ce qu’elle vivait. Après son accident, il avait changé, basculé du mauvais côté. Ils avaient monté les Taxis Dorés en se servant de ses relations, elle l’avait aidé ; les factures pour les soins de sa mère s’accumulaient, alors qu’ elle n’avait pas réussi à vendre la maison. Mais elle est décidée à les aider, maintenant. Callen lui tend son téléphone. Il faut qu’elle contacte son équipe de taxis, qu’elle passe l’info qu’elle a eu peur de faire le job mais qu’Oxley et Powell vont prendre  les choses en main.

 

Oxley/Callen et Powell/Sam prennent place (en civil) dans le Bare Elegance, et sortent leurs badges de  policiers pour se faire repérer. La serveuse pense que c’est pour avoir le demi-tarif sur les boissons, et les prévient que cela ne concerne pas les pourboires. Sam décide alors que c’est G. qui invite.

 

A l’extérieur, dans leur voiture, Kensi et Deeks surveillent l’entrée de la boite. Deeks est silencieux, Kensi veut savoir si c’est parce qu’il est bloqué dehors avec elle. Mais cela l’arrange, toutes les danseuses à l’intérieur le connaissent (et l’aiment !) et lui les appelle par leurs vrais prénoms. Kensi  repère un homme qui discute avec le videur : il correspond au portrait dressé par le barman. Deeks alerte les agents présents à l’intérieur.

 

Callen sort aussitôt son téléphone et photographie l’homme, qui s’arrête à une table occupée par trois types qui lui désignent les agents. Sam incline la tête, l’individu les rejoint et se présente : Steve Brenner. Il dit avoir entendu beaucoup de bien sur eux par les Taxis Dorés. Dont Sam et Callen n’ont jamais entendu parlé. Brenner sourit, s’assoit, et essaie une autre approche en mentionnant Jennifer Grear. Sam dit que son ex-équipier a été assassiné ce matin. Paul Beane. Dont Brenner n’a jamais entendu parlé. Constatant qu’ils n’ont rien en commun, Sam propose de se séparer avant que cela devienne gênant. Mais Brenner trouve que rien de tel ne peut arriver dans un bikini-bar. Et il sort son arme qu’il met contre Callen. Sam fait de même, en visant tout aussi discrètement Brenner. Callen lui donne 10 secondes, et entame le compte à rebours. A 6, Brenner se décide. Il a besoin d’une équipe de motards pour réaliser un job. Le bruit court que les deux devant lui n’ont pas peur de grand-chose. Sam veut savoir combien ça rapporte. 50.000 dollars chacun. Un Range Rover noir empruntera demain la route de Las Vegas. Leur mission sera de simuler un barrage routier pour le forcer à s’arrêter, de  mettre une contravention au chauffeur et de l’embarquer pour ... refus d’obtempérer. Quand il sera derrière les barreaux, ils seront payés. Callen insiste pour savoir son nom, sous le prétexte d’être certain d’avoir le bon type. Brenner cède : c’est un certain Phil Crombie, ex-taulard,  rival en affaires. Il a besoin qu’il soit retiré de la circulation pour conclure une affaire. S’ils refusent, ils peuvent s’attendre à subir le sort de Grear et Beane. Sam et Callen se consultent du regard, Sam hoche la tête en signe d’approbation. Callen dit alors à Brenner que ça roule. Il va rejoindre ses compères, pendant que Sam reste perplexe. Il n’a pas mentionné de matériel militaire de Pendleton. De quoi s’agit-il vraiment ? Callen le rassure : ils ne vont pas tarder à le savoir !

 

A l’annexe, Grear ne reconnaît pas les 4 hommes que Callen a pris en photos au Bare Elegance. Ce ne sont pas des motards de la police, quant à être certaine qu’ils étaient ou non ses agresseurs, c’est impossible : sous les masques de hockey, elle n’a rien distingué. Une chose est sûre, ils sont bons, entrainés comme des militaires. Elle regrette de s’être embarquée dans les Taxis, même si à l’époque cela semblait un moyen de lutter contre l’appauvrissement de l’Etat de Californie, dont la police de la route était sans le sou : de bons flics étaient poussés malgré eux vers la sortie, pas de rémunération d’heures supplémentaires, des types perdaient leurs maisons...mais elle regrette, et Beane aussi regrettait, sans doute.

 

Au QG, Eric et Nell ont fait parler les photos, et briefent les agents. Brenner s’appelle en fait Marchetti, un ex-génie de la bourse, qui a fait 9 ans de prison pour une arnaque à la chaine de Ponzi qui a fait perdre 20 millions de dollars à ses clients.

Les trois autres types sont des anciens du GIGN français, une unité d’élite, donc ils ne sont pas donnés. Quant au rival, Crombie, il a été incarcéré pour trafic de drogue. Libéré, il travaille dans un restaurant de Santa Monica. A-t-il progressé au point de s’attaquer à du matériel militaire ? Le téléphone de Callen sonne, il attend qu’Eric soit prêt à tracer l’appel avant de décrocher. C’est bien Marchetti, qui  donne l’endroit précis où sera le Range Rover à 16 heures, avec Crombie au volant. Marchetti utilise un téléphone satellitaire crypté, Eric n’a rien, même pas une approximation.

 

Pendant que Sam et Callen récupèrent leurs affaires dans le vestiaire, Callen envoie Kensi et Deeks essayer de trouver dans le garage de Beane un indice sur l’enjeu de cette affaire, trafic de drogue ou de matériel militaire. Hetty tient à les mettre en garde : aucun responsable d’ agence, ou de Pendleton, n’a d’opération en cours, donc le NCIS n’a aucune idée dans quoi Sam et Callen mettent les pieds. Ce qui doit les inciter à la plus grande prudence, même si Crombie devrait leur permettre de combler les blancs de leur enquête.

 

Suivant à la lettre les instructions de Marchetti, Sam et Callen arrêtent le Range Rover, qui vient justement de doubler une gros poids-lourd sur la ligne continue ! Sam s’approche du véhicule où le conducteur a baissé sa vitre. Il y a au-moins trois autres hommes à bord. Le camion n’a d’autre choix que de s’arrêter derrière. Il klaxonne pour faire accélérer les choses ; Sam qui vient de réclamer les papiers de la voiture jette un œil au chauffeur impatient ; un deuxième gros 4x4 se range en queue de peloton.

 

Au QG, Nell se précipite : Crombie vient de prendre son boulot au resto. Eric prévient aussitôt Callen que l’homme au volant du Range Rover n’est pas Crombie. A l’arrière du véhicule, le passager se penche, Sam le reconnaît, c’est un des gars de Marchetti. G. hèle Sam, mais il est trop tard : le conducteur sort une arme, et bien qu’il n’y ait « rien de personnel »,  il abat Sam. Au son de Running up that Hill version Placebo, les choses se précipitent. Des hommes lourdement armés et aux visages dissimulés jaillissent des deux 4x4, et suivent un plan manifestement très étudié. En gros, trois groupes opèrent en même temps. L’un d’eux attaquent les chauffeurs du camion, l’autre l’arrière du camion, et le troisième s’occupe de Callen. Celui-ci a abattu le chauffeur du Range Rover avant de ramasser Sam, choqué mais vivant. Ils se réfugient sur le bas-côté de la route, et essuient des  tirs d’armes automatiques. C’est le gilet pare-balles de Sam qui a pris la balle, c’est douloureux, il essaie de récupérer pendant que Callen les protège tant bien que mal. Le chauffeur du camion est plombé et jeté dehors ; les portes arrière explosent, il semble que quelqu’un soit à l’intérieur, il est abattu. Le chauffeur que G. a descendu s’est relevé : les hommes portent des gilets pare-balles. Un homme s’approche des motos des agents, puis va jeter des fumigènes sur la route.

Un  tireur s’occupe de Sam et Callen pendant que les autres remontent dans le Range Rover  et le camion, qui démarrent. Au dernier moment, il saute dans le camion par les portières arrière ouvertes. Tout s’est passé très vite, Sam et G. se relèvent pour rejoindre leurs motos, quand celles-ci explosent l’une après l’autre. Ils échappent de peu au souffle mortel. Sam s’accroche à l’épaule de son équipier. Il a encore beaucoup de mal à respirer.

 

La nuit tombe quand les premières constatations du NCIS sur les lieux de la fusillade laissent tout le monde perplexe. D’abord il a fallu à peine 10 minutes au commando pour s’évaporer. Le Range Rover et le camion ont été abandonnés à moins d’un km de là. Avec 3 autres corps, que le Département de l’Energie a identifiés comme l’escorte du transport. Le cadavre du chauffeur porte encore autour de son cou un carte d’affiliation de ce département. Ensuite, les types ont utilisé du plastique pour démolir les motos, visiblement dans le but que le souffle les débarrassent aussi des motards. Enfin, dans le 2ème Range Rover, abandonné là, il y a des figues sèches. Sam connaît : c’est une sucrerie du Moyen-Orient. Mais cela n’a pas de sens : les copains de Marchetti sont français, pas arabes, et des agents de terrain d’une brigade d’élite anti-terroriste ne se transforment pas comme ça d’un coup en djihadistes.

 

Sam se tient les côtes quand lui et son équipier regagnent le QG. Tout le monde les attend à l’entrée. Deeks leur dit que le garage n’a rien donné, avant de se poser des questions sur leur état de forme. Hetty est au téléphone, et les mots qu’elle prononce figent instantanément ceux qui l’entourent. Elle répète distinctement « Empty Quiver » (carquois vide). Seul Deeks échappe à l’inquiétude qui est devenue palpable, ne sachant pas que c’est le code du Pentagone pour désigner la perte ou le vol d’arme nucléaire fonctionnelle...Une fois au courant, il ne cache pas sa stupéfaction de voir des missiles nucléaires se balader sur les routes. Kensi lui explique que c’est la procédure pour déplacer ce type de matériel : un camion anonyme,  mené par des anciens des forces spéciales, ainsi personne n’est au courant...jusqu’à aujourd’hui.  Là, c’est une tête nucléaire en route pour son réarmement qui a été dérobée : vue la nature très sensible du convoi, le secret avait été gardé même pour eux. Avec ses 100 kilotonnes, elle représente 5 fois la puissance de la bombe qui a détruit Hiroshima. Le Département de l’Energie veut agir discrètement afin de prévenir tout mouvement de panique. Il a déployé des équipes dans toute la région pour essayer de traquer la signature radioactive de l’engin. Pourquoi la bombe nucléaire n’a-t-elle pas encore été employée ? Sans doute parce qu’il faut d’abord trouver un physicien nucléaire pour l’armer et la déclencher. Hetty emmène Sam et Callen dans son bureau, elle veut leur parler en privé. La chasse aux responsables est ouverte, et les haut-dirigeants s’occupent de protéger leur propre peau. Ils veulent donc savoir comment deux agents du NCIS présents sur les lieux n’ont pas pu empêcher l’évènement. On parle même d’enquête. Callen hausse les épaules : vu l’enjeu, c’est plutôt secondaire. Et Sam ajoute que la politique politicienne n’est pas de leur ressort, qu’elle n’ a pas à les protéger.  Mais pour Hetty, les deux sont  son boulot. Depuis des années, elle a peur qu’un jour arrive où elle en sera incapable. Il faut faire en sorte que ce ne soit pas aujourd’hui, en retrouvant ce fichu engin avant qu’il puisse être utilisé. Nell les interrompt : ils viennent de recevoir une vidéo.

 

La Maison Blanche a reçu la vidéo 5 mn plus tôt, et  la garde sous le manteau, toujours pour éviter la panique. Sur l’écran, la tête nucléaire est posée devant un drap noir où sont inscrits en arabe les mots « Fraternité Panislamique » (dont ni Sam ni Callen n’ont jamais entendu parlée). Deux hommes parlant arabe forcent une femme au visage tuméfiée à s’asseoir devant la caméra. Il s’agit de Delia Richards, physicienne nucléaire. Terrifiée, elle leur dit que les hommes l’obligent à armer la tête nucléaire. Les hommes s’énervent , la contraignent à lire un papier fourré dans ses mains liées : « le jour du Jugement dernier est arrivé. Dans trois heures, le peuple américain connaitra la peur de ne pas savoir qui va mourir, ni quand ».  C’est-à-dire à 6 heures et demi du matin. Aucune cible n’est mentionnée. Callen veut tout savoir sur le docteur Richards. Elle a bossé dans la  recherche et  le développement de Trecdel Electronics, un fabricant d’armes très en pointe au niveau technologie. Le Département d’Etat de l’Energie voulait la recruter après ses études, elle a préféré partir dans le privé. Elle est diplômée en physique appliquée, pas théorique. Autrement dit, elle est tout-à-fait capable d’armer la bombe. Sam reste sceptique. Des types de Wall Street qui bossent avec des intégristes musulmans, c’est tellement improbable ! Les hommes de Marchetti n’ont pas le profil de martyrs. Il y a quelque chose qui ne colle pas. Callen décide donc d’aller visiter le bureau de Richards dans « Golden State Tech », son dernier employeur.

 

Les 4 agents se rendent là-bas. Le bureau a été visité, il y a des traces de lutte. Eric pendant se temps s’est renseigné, aucune radioactivité anormale n’a été détectée. Mais dans une ville comme LA, il y a déjà beaucoup de trucs radioactifs. Lequel serait le plus efficace pour dissimuler une bombe nucléaire ? Sam a une idée : les bananes. Un chargement de bananes. Elles sont bourrées de potassium, qui est radioactif. Donc les capteurs donnent l’alarme, on jette un coup d’œil sur les fruits, et on conclut à une fausse alerte. Callen fait une découverte : une carte de Los Angeles, avec deux rayons d’action dessinés en rouge (et la date du jour) : le premier cerne la destruction du centre-ville par la charge nucléaire, le deuxième, la zone dévastée par la radioactivité. Kensi veut prévenir d’urgence Hetty, mais Callen s’y oppose : elle sera obligée de transmettre à Washington, qui ordonnera d’évacuer la ville. Ce qui est peut-être le vrai but de Marchetti. Parce qu’un commando capable de s’emparer comme ils l’ont fait de la tête nucléaire, ne laisse pas trainer une carte « accidentellement » derrière lui. Cela ressemble plus à une fausse piste. Deeks résume la situation, en jetant un œil à sa montre : ils n’ont plus à s’inquiéter d’une d’attaque de Los Angeles dans 2 heures et 11 mn, sauf si... ils se trompent.

 

Sam et Callen font un détour par l’annexe pour demander à Jennifer Grear si le nom de Delia Richards lui évoque quelque chose. Ce n’est pas le cas, mais sa photo, si. Cette femme avait demandé à rencontrer quelqu’un des Taxis Dorés pour un éventuel travail. Grear avait emmené Beane jusqu’à l’entrée d’un bar, et avait attendu dehors. Elle est certaine de reconnaître ce visage : on fait attention quand son amant rencontre une femme aussi belle. Paul ne lui avait pas confié la nature du boulot, juste qu’elle lui avait donné des tuyaux boursiers,  lui conseillant de se séparer de toutes ses actions pour investir dans l’or et l’argent.

 

Au QG, Eric et Nell ont creusé la piste des comptes du Dr Richards. Elle s’est fait une petite fortune à la bourse comme trader amateur. Ses fonds étaient gérés par une firme écran des îles Caïmans, maintenant pilotée par une femme qui travaillait pour Marchetti avant qu’il tombe. Aucun des agents ne voit de lien évident entre une physicienne boursicoteuse, un gestionnaire  financier  ex-taulard et le vol d’une arme nucléaire. Ils se jettent des regards interrogateurs quand Hetty fait irruption, très en colère. Elle vient d’apprendre pour la carte de Los Angeles, et ne comprend pas que Callen ne lui en ait rien dit. Mais celui-ci se justifie : c’est en toute connaissance de cause qu’il le lui a caché, sachant que sinon elle serait contrainte d’en référer au Pentagone. Elle réfute l’argument, c’est à elle-seule de décider si elle se plie ou non à cette obligation ; elle n’a pas besoin qu’il la protège, mais qu’il lui fasse confiance. Du tac au tac il répond qu’il a besoin qu’elle l’aide, parce que Marchetti est en train de les rouler dans la farine. Elle se calme aussitôt : dans quel but ? Doucement, calmement, Callen lui dit que c’est exactement ce qu’ils s’apprêtaient à lui demander.

 

Hetty est à son bureau, la carte entre les mains ; Callen et Sam debout devant elle sont nerveux : le temps presse. Que va-t-il se passer à 6h30, dans une heure, à Los Angeles ? A part le début de l’heure de pointe ? Hetty comprend brusquement : l’important est ce qui va se passer sur la Côte Est à ce moment là, où il sera 9h30 : l’ouverture des marchés de change à Wall Street ! Les attaques terroristes créent un mouvement de panique qui fait plonger les marchés. Après les attentats du 11 septembre 2001, tous les possesseurs d’actions de compagnies aériennes s’en sont débarrassées au plus vite. Les quelques personnes qui les avaient vendues la veille des attentats ont gagné beaucoup d’argent. Marchetti n’a pas besoin de se servir de son engin nucléaire. Le seul fait de savoir que des djihadistes l’ont volé va suffire à déclencher une hystérie de masse. Ce type n’est pas un fanatique, mais  ce délit d’initié  va lui rapporter des milliards. Il n’a qu’à attendre que la vidéo soit diffusée, et contempler tranquillement les marchés faire sa fortune, toutes les activités étant touchées le même jour.  Le seul atout qui reste au NCIS, c’est que la vidéo n’est pas encore sur le réseau. Et qu’ Eric et Nell ont trouvé ce qu’il cherchait au sujet de Marchetti.

 

 Brenner, alias Marchetti, a acheté une usine le mois dernier : Festive Ceramics, qui produit des assiettes et des plats. La peinture utilisée sur la céramique contient de l’uranium, sans danger mais toujours radioactif. Toutes les usines qui utilisent cet type de peinture sont donc exclues volontairement des surveillances de taux de radioactivité. L’endroit idéal pour camoufler la tête nucléaire. Il faut y aller tout de suite, il ne reste que peu de temps. Sam grimace à l’idée de revoir les hommes qui ont pris d’assaut le camion. Deeks cherche à savoir ce qu’ils vont affronter, Sam lui répond juste qu’ils ne sont pas du genre à s’arrêter quand on leur en donne l’ordre. Ils sont déjà presque à la porte quand Hetty arrête Callen : permission de tuer.

 

Les sentinelles en faction devant l’usine de céramique s’écroulent les unes après les autres : Kensi-le-sniper vient de les abattre. Elle donne le feu vert à Sam, Callen et Deeks qui investissent l’intérieur du bâtiment. Deeks abat un type armé, Callen et Sam continuent plus loin, au-milieu des plats et des assiettes de couleur. Ils tombent sur le drap noir et son inscription en arabe, la vidéo a été tournée là. L’attention de G. est attirée par un ordinateur portable posée sur une table. Il s’approche sans repérer dans son dos un homme qui apparait au sommet de l’escalier, prêt à l’abattre. Sam tire en premier. Il vient de sauver G., mais aussi de se venger à titre personnel : c’est le chauffeur du Range Rover qui lui avait mis une balle « sans que ce soit personnel ». G. le remercie du regard, avant de lui montrer ce qui l’inquiète : sur l’écran de l’ordinateur, il y a la fameuse vidéo ; qui a pu être téléchargée...Eric est mis sur le coup. Elle n’est pas encore en ligne, mais quelqu’un l’a copiée sur une clé USB.

 

Un bruit de moteur les interrompt. Un camion est en train de sortir du bâtiment. Callen hurle à Kensi de l’intercepter. Ce qu’elle fait en canardant un maximum le pare-brise du véhicule qui s’arrête. Conducteur et passager sont morts. Sam fait le compte : 3 sentinelles, 2 hommes dedans et 2 là, ça fait 7. Il en manque 1. Qui est sans doute à l’arrière du camion avec l’ogive. Sam se prépare à ouvrir la porte, Callen se cale face à elle. Sam lui recommande de ne pas se louper, et ouvre le battant. C’est net et sans bavure, à la Callen. L’homme roule au pied de Sam qui le fouille pendant que G. saute dans le camion. Il trouve ce qu’il cherche sous une couverture, et peut prévenir Hetty : Empty Quiver est en sécurité. Mais Sam a trouvé une tablette dans la poche de l’homme, et elle est en plein transfert de la vidéo du Dr Richards. Il faut qu’Eric la stoppe. Trop tard, il ne reste que le temps de l’écriture de son démarrage automatique...Eric tape sur son clavier et une première fenêtre devient noire, puis une autre, puis tout l’écran s’éteint. Il se remet alors à respirer en s’appuyant sur le dossier de sa chaise, et annonce que la vidéo est devenue invalide, au grand soulagement de tous. Hetty veut savoir ce qu’il a fait. Il lui explique la technique employée, mais sa responsable veut une langue compréhensible. Il résume : il a cassé internet. Nell lui envoie un coup de poing dans l’épaule pour lui signifier son admiration...

 

Deeks est toujours à l’intérieur de l’usine. Il entend une femme demander de l’aide : c’est le docteur Richards. Il s’approche, arme baissée, lui demande si ça va, mais elle est repliée sur elle-même, secoue la tête, elle a l’air de souffrir. Il n’a pas le loisir de la rejoindre : Marchetti lui ordonne de lâcher son arme. Il est là, dans son dos, son pistolet braqué. Deeks s’exécute et se retourne pour lui faire face. Il regarde l’arme du trader et lui dit que ça va pas être facile de le flinguer avec la sécurité en place. Par réflexe Marchetti baisse les yeux et Deeks frappe aussitôt. Il s’empare de l’arme, envoie Richards à côté de son copain qui se tient le visage. Et leur demande s’il est vrai que les gars de Wall Street sont nés losers, et deviennent riches pour compenser. Il n’attend pas de réponse : il est évident que Marchetti est un loser. Quant à Richards, elle est beaucoup mieux à la télé...

Menottés et sous la menace de l’arme de Deeks, Marchetti et Richards sortent piteusement de l’usine, et sont pris en charge par Callen et Sam. Kensi veut savoir ce qu’Eric a fait pour la vidéo. Sam lui dit qu’il a coupé internet. Tout internet ? Waouh !! Même Twitter, là, c’est Deeks qui n’en revient pas.

 

A l’annexe, Callen annonce à Grear que son dossier est repris par la police de la route. Ils ont transmis l’aide qu’elle leur a apportée. Elle les remercie du regard quand Sam lui dit qu’ils ont eu le gars responsable de la mort de Paul Beane, avant de la menotter pour son transfert.

 

Au QG, Kensi est en plein repas sous le regard attristé de Deeks quand Nell leur apprend que Marchetti soudoyait un agent du renseignement de Pendleton, ce qui lui avait permis de connaître les détails du transport de l’ogive nucléaire. Deeks en profite pour lui demander s’il est vrai qu’elle trouve Kensi super-drôle. Nell est stupéfaite, Kensi lui rappelle la fois où...si, la fois où...Nell pour s’en débarrasser dit, ah oui, la fois où...et repart, non sans jeter un œil consterné à Deeks. Kensi rigole toute seule à l’évocation de « cette fois où... », mais son rire sonne tellement faux que Deeks hésite entre sourire et grimace.

Il s’assoit devant elle et lui dit doucement qu’il va essayer de prendre les choses plus sérieusement. Elle lui répond, en bégayant un peu, qu’elle va essayer d’être plus relax. Promesses qui leur plaisent à tous les deux. Mais il demande une faveur en échange : que plus jamais elle ne rit comme ça, c’était terrifiant. Il se lève et s’en va ; elle essaie d’ajouter quelque chose, se ravise, murmure un petit « hein » pour elle toute seule...

 

             ------------------------------- FIN ---------------------------------

[Un motard de la police de la route double sur une ligne jaune un gros 4x4. Elle est suivie par une BMW et un autre motard. Tous les trois roulent à vive allure, les pneus crissent. La 2ème moto passe la voiture, et après quelques virages, tous s’arrêtent sur le bord de la route. Un homme tatoué descend de l’arrière de la BMW, soulagé de reconnaitre ses interlocuteurs.]

Homme : Plus rapide que le cartel. [Il lance un sac en papier rempli d’argent à l’un des flics.]  Ça, c'est du boulot. J'ai même cru un moment que j'étais foutu. La Californie Gold State Taxis, c'est du sérieux. Protéger, servir et être payés ?

[Le second policier enlève ses lunettes de soleil, c’est Callen.]

Callen : J'espère que tout est là.

Homme : Bien sûr que c'est là. [Sam vérifie le contenu du sac.] Vous cherchez un autre boulot ? Une escorte de la police. C'est ma façon de frimer. Quoi...

[Sam l’interrompt en lui donnant un coup dans l’estomac puis le pousse contre la voiture. Il a un couteau dans une main et le cou de l’homme dans l’autre.]

Sam : Il manque 1000 dollars. Arrange ça ou je t'arrache les tatouages et je les accroche au mur.

 

[La scène est observée sur l’écran géant du NCIS.]

Éric : La dernière fois qu'on m'a frappé, c'était au CP.

Nell : Et comment s'appelait la brute ?

Éric : Stéphanie Petersmark.

[Nell lui lance un regard plein d’interrogations.]

Éric : Les filles ont l'amour vache.

Nell : Pas moi.

 

[Sam, infiltré sous le nom de Powell, frappe une dernière fois l’homme avant de s’écarter. L’homme remonte en voiture et part. Les policiers regagnent leur moto.]

Callen Je t'arrache les tatouages et je les accroche au mur ?

Sam : (rigolant) Je me la jouais Scarface, t'as pas reconnu ?

 

[NCIS.]

Nell : M. le Yakuza est étiqueté et prêt à être arrêté plus tard.

Éric : Une petite sardine dans la mer du crime comparé aux requins qu'on poursuit.

Si tu ne frappais pas les garçons, comment tu faisais ?

Nell : Je les ignorais. [Éric est interloqué.]

 

[Sam et Callen arrivent au garage à moto qui semble vide.]

Callen : Paul, tu es là ?

[Personne ne répond, ils se dirigent vers le fond. Ils ouvrent la porte de derrière.]

Callen : Paul, on a notre part du marché avec les Yakuza.

[Ils continuent à le chercher et le découvrent gisant sur le sol. Sam se précipite vers lui, s’agenouille et lui prend la main.]

Sam : Accroche-toi, mon pote.

Callen : (penché vers Paul) Qui a fait ça ?

Paul : J'ai refusé un boulot. Ça allait trop loin cette fois. Arrêtez-les.

Callen : Qui ça ?

[Paul expire.]

Callen : (plus fort) Arrêter qui, Paul ?

[Sam prend son pouls et secoue la tête.]

Sam : C'est fini.

 

♪ ♪ NCIS: LA 2x16   Empty Quiver / Protéger, servir et empocher ♪ ♪

 

[Dans l’armurerie du NCIS, Deeks nettoie une arme, Kensi travaille sur une autre. Une alarme retentit qui dérange Deeks. Elle provient du portable de Kensi.]

Deeks : C'est une vraie alerte rouge ? On doit aller aux postes de combat ?

Kensi : Un texto.

Deeks : (se marrant) C'est un texto.

Kensi : Pourquoi ce regard ?

Deeks : Tu es... Tu es très...

Kensi : Quoi ?

Deeks : Tu es vraiment hyper tendue.

Kensi : C'est pas vrai.

Deeks : C'est vrai, d'accord ? Même ton électronique de poche est tendue.

Kensi : Tu as une idée en tête ?

Deeks : Non.

Kensi : Alors ?

Deeks : Non.

Kensi : Il me semblait bien.

Deeks : Tu dois toujours conduire. Ton réveil a 15 minutes d'avance. Tu règles le mien avec 15 minutes d'avance. Tout n'est que compétition. Il faut deux notes séparées chez Starbucks. Tu rigoles des types qui prennent des latte allégés. Sais-tu à quel point c'est épuisant d'être ton partenaire ?

Kensi : Sais-tu à quel point c'est épuisant de t'écouter délirer sur l'apocalypse de 2012 comme ce matin ?

Deeks : Pas l'apocalypse, d'accord ? Le réalignement galactique. L'inversion des pôles. La fin des temps, tu vois ? La collision de Niburu. Aussi appelée Baktun 13.

Kensi : (sarcastique) On prononce Bèque-Tun 13.

Deeks : Bèque-tun ? Vraiment ? Bèque-Tun ? Ton accent maya craint. C'est vrai. Je le sais parce que des astronomes en parlaient hier soir au bar.

Kensi : Il y avait des astronomes dans ton bar ? Celui avec un distributeur de capotes ?

Deeks : Pourquoi tu ne me crois pas ? [Kensi soupire.] Le barman a zappé sur Discovery Channel après le match des Lakers, mais ça avait l'air réel.

[Hetty arrive de bonne humeur.]

Kensi : Hetty, contente de vous voir. C'est très difficile de prendre ce qu'il dit au sérieux.

Deeks : Disait la personne la plus sérieuse que j'aie jamais vue.

Kensi : Deeks est sympa.

Deeks : Et Kensi aussi. C'est pas elle.

Kensi : C'est pas lui.

Deeks : C'est nous.

Hetty : Je ne vois pas de problème. J'entends deux personnes qui commencent à ressembler à des partenaires. [Kensi et Deeks ne semblent pas convaincus.]

[Nell déboule dans l’armurerie.]

Nell : Callen et Sam vous attendent au centre opérationnel.

Hetty : Et ça se prononce... "Ba-aak" tun 13.

Deeks : Évidemment.

 

[A l’étage.]

Callen : C'est gentil de venir.

Kensi : Navrée. J'ai été retenue. Il voit la fin du monde en 2012.

Sam : Attends... La théorie de Jenkins sur le trou noir.

Deeks : En fait, oui.

Callen : Il se moque de toi.

Deeks : Non, c'est... [Sam le regarde, il comprend et se tait.]

Sam : Un MP de Camp Pendleton pense que des marines préparent un coup avec des flics ripoux. Des gars de la patrouille. Ils touchent des pots-de-vin pour des escortes et du trafic. Ils s'appellent le California Gold Taxi Service.

Deeks : La police parle de légende urbaine.

Callen : Elle se trompe. Ils existent. Il y a six mois, on a commencé une enquête en infiltration. Sam et moi, on s'est fait passer pour des ripoux. On est infiltrés, mais on n'a pas établi de lien entre eux et Pendleton.

Sam : Puis leur chef a été retrouvé mort ce matin. Paul Beane. Il a quitté la patrouille après un accident de moto en service. Il est hémiplégique. Marié, mais ils vivent séparément. Sa femme n'est pas suspecte.

Callen : Beane a refusé un boulot. On a voulu s'assurer qu'il ne parlerait pas.

Kensi : Impacts groupés, petit calibre, pas de plaies de sortie. Des pros.

Deeks : C'est un ancien flic. Il devait avoir quelqu'un sur le terrain... un éclaireur.

Sam : Une éclaireuse. [Il fait signe à Éric.]

Nell : Voici Jennifer Grear. C'était la partenaire de Beane jusqu'à l'accident.

Il trouvait les boulots, elle transmettait aux flics du California Gold Taxi Service. Ils ont pu se disputer. Si Grear n'a pas tué Beane, elle sait peut-être qui.

Callen : L'opération monte en régime. Quelque chose va se passer. Ça peut impliquer des marines à Pendleton. On doit savoir ce que c'est, et vite. Grear va prendre son service. On va la choper au QG de la patrouille. (à Kensi et Deeks) Fouillez sa maison.

Deeks : Compris.

 

[Callen et Sam, alias Exley et Powell, garent leurs motos sur le parking du commissariat.]

Callen : Tu me regardes.

Sam : Ces motos font qu'on parle pas comme d'habitude.

Callen : Dans la voiture, on parle de tout et de rien.

Sam : Nos blagues, c'est rien ?

Callen : Pas rien, mais pas vraiment quelque chose.

Sam : Les blagues, c'est le partenariat. Sans elles, on est juste deux gars armés errant d'une affaire à l'autre.

Callen : On est deux gars armés errant d'une affaire à l'autre.

Sam : Certains visent plus haut.

Callen : Les autres font avec ce qu'ils ont.

Sam : Le verre est à moitié vide ?

Callen : Il était à moitié plein ?

Sam : C'est mieux. Mais je veux ma voiture, et ces bottes me tuent.

[Un policier sort du commissariat.]

Policier : Exley, Powell.

Callen : T'as vu Grear ?

Policier : Pas arrivée. Je suis bon pour un double service. Suggérez-lui le bourbon et les cigares pour se faire pardonner.

 

[Kensi et Deeks s’arrêtent devant la maison de Grear et sortent de la voiture.]

Kensi : Je suis la personne la plus sérieuse que t'aies connue ?

Deeks : Ex-aequo avec la nonne qui me foutait des coups de règle.

Kensi : Je te signale que je peux être très drôle.

Deeks : Selon qui ?

Kensi : Des gens.

Nell : Que je connais ?

Kensi : Nell.

Deeks : Pardon ?

Kensi : Nell me trouve hilarante.

[Ils sont devant la porte d’entrée.]

Deeks : On a forcé la porte. [Ils sortent leur arme.] Un, deux, trois. [Ils entrent rapidement et vérifient les lieux.]

Deeks : RAS.

Kensi : RAS.

Deeks : On dirait Règlements de comptes à OK Corral. Que te dit ton instinct ?

Kensi : Plusieurs tireurs. Traînée de sang. [beaucoup de sang] Viens par là. Quelqu'un a été touché ici. Puis s'est enfui... [à la porte fenêtre de la chambre] Impossible de dire jusqu'où. S'il a réussi. [Le mur d’enceinte a visiblement été escaladé par une personne blessée.]

Deeks : C'était Grear ? Ou quelqu'un d'autre ?

 

[NCIS. Éric et Nell se précipitent vers les bureaux des agents où Deeks est assis, entouré de Sam, Callen et Kensi.]

Éric : On a étudié les dépenses de Paul Beane et Jennifer Grear sur les dernières 24 h.

Nell : Pour établir une chronologie. Beane fréquentait un club à Hollywood appelé Bare Elegance. Il y était la nuit dernière.

Kensi : Bare Elegance ? Un strip-club.

Deeks : Un bikini bar. Très différent.

Sam : Et pour Grear ?

Éric : Elle a quatre cartes de crédit sans solde, et deux comptes en banque débiteurs. Sa mère souffre de la maladie d'Alzheimer. Elle l'a mise en hospice l'an passé en y laissant toutes ses économies.

Nell : Personne ne l'a vue depuis le meurtre de Beane.

Callen : Elle se cache ou elle est morte.

Deeks : Kensi et moi on est volontaires pour vérifier le bikini bar. [Il se lève et quitte la pièce, Kensi le suit.]

Sam : Où vivait la mère de Grear avant l'hospice ?

Éric : Une maison à Van Nuys.

Callen : Si Grear est ruinée, elle doit être à vendre.

Éric : Exact.

Sam : Je conduis, tu blagues. [Ils s’en vont ; Nell et Eric restent seuls.]

Nell : Connais-tu la différence entre les bikinis bars - et les strip clubs ?

Éric : Bien sûr, c'est... Il y a une différence ? Je... [Il est gêné, elle sourit et lui tourne le dos.]

 

[Hollywood. A l’extérieur du Bare Elegance.]

Kensi : Je récapitule : strip club, pas de fringues, pas d'alcool. Bikini bar, fringues et alcool.

Deeks : C'est ça.

Kensi : Tu préfères lequel ?

Deeks : Ils ont chacun leur charme.

Kensi : L'apocalypse est pour demain, il te reste une nuit.

Deeks : C'est un dilemme digne du Roi Salomon.

 

[Ils entrent dans le bar. Les danseuses et les serveuses portent des bikinis.]

Deeks : Bikini bar. Le bikini bar sera mon choix pré-apocalyptique.

Kensi : Je sais pas si ça te rend plus ou moins respectable. [Il a son bras sur son épaule, ils semblent être en couple. Le barman les regarde.]

Barman : Premier rendez-vous ?

Kensi : Le restau et le ciné, ça finit par me lasser.

Barman : Elle est mignonne, mais son sens de l'humour craint.

Deeks : Vous pouvez pas savoir. J'ai un copain qui n'arrête pas de me parler d'ici. Paul Beane. Vous voyez ?

Barman : C'est un ancien flic en fauteuil roulant. Les gars de la patrouille viennent ici. Moitié prix si t'as un badge.

Kensi : Il voulait qu'on le rejoigne ici la nuit dernière.

Deeks : Vous savez avec qui il était ?

Barman : Demandez-lui. [Il n’ajoute pas un mot. Deeks montre son badge de la police de Los Angeles.]

Deeks : Je voudrais bien.

Barman : Un type le cherchait, ils se sont engueulés. On a fichu le mec dehors.

Kensi : Il ressemblait à quoi ?

Barman : 40 ans. Montre en or. Le genre étudiant attardé, mais malsain.

Deeks : Il nous faut les vidéos de sécurité.

Barman : Elles ne fonctionnent pas. Elles sont juste là pour la dissuasion.

Kensi : Ils se disputaient pourquoi ?

Barman : Paul va bien ?

Kensi : Il a été retrouvé mort ce matin. [Le barman est sous le choc.]

Barman : Bon sang... J'ai pas tout entendu. Juste un truc. L'étudiant attardé a dit à Paul que c'était sa dernière chance, que s'il refusait, il le tuerait.

 

[Van Nuys. Sam et Callen marchent vers la maison de la mère de Grear. G. est au téléphone.]

Callen : Merci Kensi. (Il raccroche.) La nuit dernière, Paul Beane a été menacé. Le barman décrit l'agresseur comme un "étudiant attardé." avec une montre en or.

Sam : Mais Grear est toujours en fuite. Ou elle a tiré, ou elle se cache du tireur.

Callen : Peut-être chez sa mère. [Ils s’arrêtent près d’un panneau à vendre. Sam prend à gauche, Callen à droite. Ils font le tour de la maison et se retrouvent à l’arrière.]

Sam : Rien.

Callen : Bon, je vais voir... [Quelqu’un leur tire dessus depuis la maison par la porte. Sam et Callen se plaquent contre le mur. Sam fait signe qu’il va passer par devant. Callen montre sa tête pour attirer l’attention du tireur. C’est Grear qui tire et tire encore, mais Sam arrivé par derrière plonge et la fait tomber à travers la fenêtre. Callen la met en joue.]

Grear : Tire, Exley. C'est bien pour ça qu'ils te payent, non ?

Sam : Du calme ! Du calme, Grear ! [Il la remet sur ses pieds et la pousse face contre le mur.] Lutter ne fera qu'aggraver la douleur. Du calme ! Ne bouge pas ! [Il la fouille.]

Grear : Vous m'arrêtez ?

Callen : Ravi de te revoir, Grear.

Sam : Tourne-toi. [Elle les regarde.]

Grear : Vous n'êtes pas de la patrouille. Les bottes ne vous allaient pas.

[Sam est on ne peut plus d’accord.]

 

[Hangar à bateaux. Grear est assise dans la salle d’interrogatoires. Son bras blessé est bandé. Sam et Callen sont sur le pas de la porte.]

Callen : Celui qui a tué Paul Beane s'en est pris à toi. Blessée, tu as pu t'enfuir. [Il s’assoit en face d’elle. Sam ferme la porte.]

Grear : Je ne réponds pas sans mon avocat.

Sam : On n'a qu'à te relâcher, ils pourront finir leur boulot.

Callen : Cherche avec nous qui a tué Paul.

Grear : Et si je m'en foutais ?

Sam : Vous étiez partenaires.

Grear : Ça ne veut rien dire.

Callen : Juste un homme et une femme armés, errant d'une affaire à l'autre. Ah ? [Il regarde vers Sam.]

Sam : Les partenaires visent plus haut. Ça les aide à progresser.

Grear : Je sais pas qui a tué Paul. Ni qui m'a attaquée.

Sam : Tu as vu les tireurs ?

Grear : C'était trop rapide. Ils avaient des masques de hockey.

Callen : Pourquoi ils voulaient te tuer ?

Grear : Paul a refusé un boulot. C'était trop bien payé. Ça l'inquiétait. Il parlait de matériel militaire. Du sérieux. J'ai dit aux copains de laisser tomber.

Callen : Le matériel militaire, voilà le lien avec Camp Pendleton. C'est sûrement là que tout a commencé.

Sam : Depuis combien de temps vous sortiez ensemble ?

Grear : Comment vous savez su ? [Sam s’approche de son visage.]

Sam : L'alliance. Parfois Paul la portait, et parfois non. J'ai compris qu'il voyait une autre femme.

Grear : Le couple de Paul battait de l'aile. C'est le seul mec que j'ai eu qui comprenait ce que je vivais.

Callen : D'autres le savent ?

Grear : Non. Après l'accident, il a changé. Il a commencé à s'isoler.

Sam : Il t'a fait entrer au California Gold Taxi Service. [Elle fait oui de la tête.] Et tu l'as aidé.

Grear : J'arrivais pas à vendre la maison. Les factures des soins médicaux de ma mère s'empilaient... Je vous aiderai.

Callen : Appelle ton équipe de California Gold, fais passer le mot. Tu as peur d'accepter ce boulot. Exley et Powell s'en chargeront.

 

[Bare Elegance. Sam et Callen sont assis à une table.]

Serveuses : Comment ça va, ce soir ?

Callen : En ce qui me concerne, une soirée de repos est une bonne soirée. [Il pose son badge sur la table.]

Serveuse : Boissons à moitié prix... mais pas le pourboire.

Sam : C'est lui qui régale. [Il rigole.]

 

[Dehors, dans la voiture.]

Kensi : Déçu d'être coincé ici avec moi ?

Deeks : Non, c'est bien comme ça. Je peux plus aller dans ces bars sous couverture. Les danseuses me connaissent et m'adorent.

Kensi : Pour ton admirable personnalité.

Deeks : Pas pour mon argent.

Kensi : C'est sûr.

Deeks : Mon aura mystique. Par "mystique", je parle pas de la serveuse brune, de son vrai nom Kimberly.

Kensi : Félicitations. Une strip-teaseuse t'a dit son vrai nom.

Deeks : Patience, Kensi. Et je parle pas de la rousse qui commence à 10 h, de son vrai nom Jessica.

Kensi : Oh !

Deeks : Quoi ?

Kensi : C'est peut-être notre homme qui parle avec le videur. Allure d'étudiant, montre en or clinquante.

Deeks : (à Sam et Callen) Je crois qu'on a notre homme. Ça y est, il entre. [La porte se referme sur lui.]

 

[Intérieur]

Callen : On le voit, Deeks. [Il saisit son téléphone et prend une photo de l’homme qui parle à deux hommes à une table pas loin de celle de Sam et Callen.]

Sam : Il n'est pas seul. [L’un des hommes désigne Sam et Callen. Sam fait un signe de la tête. Le "faux étudiant" les rejoint.]

Brenner : Je suis Steve Brenner. California Gold Taxi Service fait votre éloge.

Callen : Connais pas. [Brenner sourit et prend un siège.]

Brenner : Vous cherchiez Jennifer Grear à la patrouille aujourd'hui.

Sam : Son ancien partenaire a été tué ce matin. Paul Beane.

Brenner : Jamais entendu son nom.

Callen : On a épuisé les sujets de conversation.

Sam : Vous devriez partir avant que ce soit gênant.

Brenner : C'est un bikini bar. [Il prend son arme et la presse contre Callen.]  Rien de gênant ici. [Sam fait la même chose et pointe son arme sur Brenner.]  Écoutez.

Callen : Vous avez 10 secondes. Neuf... huit... sept... six...

Brenner : Il me faut deux flics de la patrouille pour un boulot. Il paraît que vous n’êtes pas des dégonflés.

Sam : Ça paye combien ?

Brenner : Cinquante briques. Chacun.

Callen : On doit faire quoi ?

Brenner : Une Range Rover va de Las Vegas à Los Angeles, demain. Bloquez la route. Sortez le chauffeur et donnez-lui une prune. Embarquez-le pour... résistance à l'arrestation. Paiement après son arrestation.

Callen : Son nom ?

Brenner : Sans importance.

Callen : Pour arrêter le bon gars, on doit savoir son nom.

Brenner : (soupire) Phil Crombie. Un ancien truand. Un rival. Je le veux hors circuit pour une affaire.

Sam : Et si on refuse ?

Brenner : Demandez à Paul Beane et Jennifer Grear comment ça s'est passé.

[Sam regarde Callen et fait un signe d’approbation.]

Callen : On accepte.

Brenner : On se rappelle. [Il va à la table où les deux hommes l’attendaient.]

Sam : Il a pas parlé de matériel militaire ni de Pendleton. De quoi il s'agit ?

Callen : On va bientôt le savoir.

 

[Hangar à bateaux. Salle d’interrogatoires. Grear a un papier dans la main. Ce sont des photos, Brenner et trois autres hommes.]

Callen : Prises au club hier soir. Tu les reconnais ?

Grear : Aucun n'est du CHP.

Sam : C'est eux qui t'ont attaquée ?

Grear : Ils portaient des masques de hockey. Je sais pas qui c'était.

Callen : Tu regrettes de t'être impliquée ?

Grear : L'État n'a plus d'argent. La patrouille est fauchée. Les bons flics sont forcés de prendre une retraite anticipée. Les heures sup' n'existent plus. On pensait pas.

Sam : Et pourtant...

Grear : Je ne suis pas fière du California Gold Taxi Service, mais les gars perdaient leurs maisons. Je regrette.

Paul a dû regretter aussi.

Callen : Parle-nous de ceux qui ont essayé de te tuer.

Grear : Ils étaient doués. Entraînés.

Sam : Comme des flics ?

Grear : Comme des militaires.

 

[NCIS. Des archives de la prison fédérale d’Eastwood sont à l’écran, c’est Brenner.]

Éric : "Steve Brenner" est un pseudo. Son vrai nom est Justin Marchetti. Neuf ans de prison pour une arnaque à la Ponzi.

Nell : Certains le prenaient pour un génie de Wall Street jusqu'à ce que 20 millions de dollars de l'un de ses clients disparaisse. Des fonds de pension et les économies de toute une vie.

Éric : Ses amis sont tous des anciens militaires français, GIGN.

Sam : Une unité d'élite anti-terroriste. Leurs services ne sont pas donnés.

Callen : On a quoi sur Phil Crombie, que Marchetti veut qu'on arrête ?

Éric : Incarcéré 10 ans à Folsom pour trafic de drogues. Libéré l'année dernière. Il travaille dans un restaurant à Santa Monica.

Kensi : Il serait passé des drogues au matériel militaire ?

[Le téléphone de Callen sonne.]

Callen : Sûrement Marchetti.

Eric : C'est bon. Je suis prêt à le tracer. [Il désigne Callen qui prend l’appel et met le haut-parleur.]

Marchetti : La Range Rover passera au kilomètre 447 sur la Route 138, à exactement 16 h.

Callen : Crombie sera au volant ?

Marchetti : Oui. Vous devrez assurer.

[La communication est coupée et Eric fait non de la tête.]

Eric : Téléphone satellite crypté. J'ai pas pu le tracer.

 

[En bas, Callen prend ses affaires dans son casier.]

Callen : On doit découvrir si c'est de la drogue ou du matériel militaire. [Deeks et Kensi se regardent et Sam se prépare.] Retournez au garage de Paul Beane. Au cas où.

[Sam et Callen attrapent leur caque et sortent. Hetty les voit.]

Hetty : J'ai interrogé des responsables de Pendleton et de plusieurs agences. Il n'y a pas d'opération en cours en ce moment. [Ils s’arrêtent pour l’écouter.] On ne sait toujours pas dans quoi on met les pieds. Soyez prudents.

 

[Route 138, Marker 447, Oxley et Powell .]

Callen : Espérons que ce Crombie pourra nous éclairer.

Sam : Une Range Rover noire. Nous y voilà.

[Une Range Rover noire roule dans leur direction, elle vient de doubler un camion malgré une ligne continue. Sam lève le bras, la voiture s’arrête au milieu de la route, le camion s’arrête derrière. Sam s’approche de la fenêtre ouverte du conducteur. Il y a au moins trois hommes dans la voiture.]

Sam : Permis et carte grise. [Le conducteur du camion klaxonne. Sam regarde le chauffeur qui semble inquiet. Une seconde voiture noire s’arrête derrière le camion.]

 

[NCIS. Nell se précipite vers Éric.]

Nell : J'ai eu le patron de Phil Crombie. Il vient d'arriver au restaurant.

Éric : Ce n'est pas Crombie dans la Range Rover.

 

[Route 138]

[Sam regarde à l’intérieur du véhicule.]

Passager : Oui ? [Sam reconnait un des hommes qui étaient avec Marchetti au club. Trop tard.]

Conducteur : Rien de personnel. [Il tire sur Sam. Des hommes avec des masques de hockey noirs descendent des deux voitures avec des armes. Callen tire, blesse le chauffeur de la première voiture, aide Sam à se déplacer, et ils se réfugient sur le bas côté de la route. Les hommes tirent à travers la porte du camion. La porte du camion est ouverte, le chauffeur et son passager sont tués.]

Callen : Ils ont des gilets pare-balles !

[Des hommes essayent d’abattre Sam et Callen. Le chauffeur est jeté en bas du camion. Les portes arrière du camion explosent. Callen et Sam doivent battre en retraite devant les armes automatiques des assaillants. Sam souffre mais parvient à marcher. Ils s’allongent dans l’herbe, à moitié cachés.]

Callen : Ça va ?

Sam : Le gilet m'a protégé. Ce sont les hommes de Marchetti. Non, tu crois ?

Callen : De rien.

[Un homme s’approche des motos des agents, puis va jeter des fumigènes sur la route.]

[Un tireur s’occupe de Sam et Callen pendant que les autres remontent dans le Range Rover et le camion, qui démarrent. Au dernier moment, le tireur saute dans le camion par les portières arrière ouvertes. Tout s’est passé très vite, Sam et G. se relèvent pour rejoindre leurs motos, quand celles-ci explosent l’une après l’autre. Ils échappent de peu au souffle de l’explosion. Sam s’accroche à l’épaule de son équipier. Il a encore beaucoup de mal à respirer à cause de l’impact de la balle dans son gilet.]

 

[La nuit tombe sur la Route 138, Sam regarde les papiers d’identité du conducteur du camion qui a été abattu. Les pompiers et l’équipe scientifique sont à l’œuvre.]

Sam : Il a une carte du ministère de l'Énergie.

[Un agent du NCIS rejoint Sam et Callen.]

Ageent : Ils ont fait sauter vos motos avec du plastic. Ils ont cru que le souffle vous tuerait.

Callen : Où est le camion ?

Agent : On le trace par satellite. Le camion a été abandonné à 800 m d'ici. On a trouvé trois corps. La sécurité du ministère de l'Énergie arrive.

Callen : L'Énergie ?

Agent : Ces types ont disparu en à peine 10 minutes. On a trouvé ça dans la Range Rover. Un genre de fruit.

[Il donne un sac en plastique contenant des fruits à Sam.]

Sam : Teen bil kater. Des figues sucrées du Moyen-Orient.

Callen : Ça ne colle pas. Les gars de Marchetti sont français, pas arabes.

Sam : On ne passe pas du contre-terrorisme au djihadisme comme ça.

 

[NCIS. Sam et Callen sont de retour. Sam passe sa main sur ses côtes douloureuses.]

Deeks : Le garage de Beane n'a rien donné. Vous allez bien ?

Hetty : (parlant dans son téléphone) Vous pouvez répéter ?

Homme : (au téléphone) Empty Quiver.

Hetty : Empty Quiver.

Homme : (au téléphone) En effet.

Hetty : [Elle raccroche et regarde ses agents.] Empty Quiver, mesdames et messieurs.

Deeks : C'est quoi, Empty Quiver ?

Nell : Empty Quiver est utilisé par le Pentagone lors de la perte ou le vol d'une arme nucléaire fonctionnelle.

Deeks : Un vol nucléaire ? Et on met ça dans un camion ?

Kensi : Des camions comme ça circulent tous les jours. Il faut passer inaperçu. Ils sont banalisés et conduits par des agents des Forces Spéciales. Ça a parfaitement marché... jusqu'à aujourd'hui.

Hetty : Le camion contient une ogive qui devait être révisée. On n'en a rien su à cause de la nature sensible de la cargaison.

Sam : La puissance ?

Hetty : Cent mille tonnes. Cinq fois la puissance de celle d'Hiroshima.

Callen : Que compte faire le ministère de l'Énergie ?

Hetty : Discrétion. Si la presse découvre ça, ce sera la panique. Des équipes d'urgence nucléaire recherchent la signature radioactive de l'ogive dans le secteur.

Kensi : S'ils voulaient une arme nucléaire, pourquoi pas avant ?

Sam : Il faut un physicien nucléaire pour l'armer et la déclencher.

Hetty : (à Sam et G.) Un mot.

 

[Ils vont dans le bureau d’Hetty. Elle s’assoit, Sam et Callen restent debout devant elle.]

Hetty : Ils cherchent un responsable. Les instances supérieures ne s'occupent que de se couvrir. Ils demandent pourquoi les deux agents du NCIS sur les lieux n'ont pas pu empêcher l'incident. Le terme d'enquête a déjà été prononcé.

Callen : On s'en fout un peu, vu les enjeux.

Sam : La politique, ce n’est pas pour nous.

Hetty : Non, c'est pour moi !

Sam : Vous n'avez pas à nous protéger.

Hetty : Oh, mais si. Ça fait des années que je redoute le jour où j'en serai incapable. Pas aujourd'hui, j'espère. Il n'y a qu'une solution. Retrouvez l'ogive nucléaire avant qu'elle ne serve.

[Nell attend derrière les agents.]

Nell : On vient de recevoir une vidéo. [Sam et Callen la suivent à l’étage. Mais avant G. lance un dernier regard à Hetty.]

 

[Salle des ordinateurs du NCIS.]

Eric : La Maison Blanche l'a reçue. Ils ne l'ont pas divulguée pour éviter la panique.

Callen : C'est l'ogive. [Sur l’écran géant, derrière l’ogive un rideau noir avec des mots en arabe.]

Sam : C'est écrit "Fraternité Pan-Islamique"

Callen : Connais pas.

Sam : Moi non plus. [Sur la vidéo deux hommes parlent, visages cachés, une femme blessée est assise sur une chaise. Elle pleure, elle est manifestement très effrayée.]

Homme : Parle.

Femme : Je suis le Dr Delia Richards. Je suis physicien nucléaire. Ces hommes ont une arme nucléaire en leur possession. Ils me forcent à l'armer. [L’homme lui attrape la tête et la secoue ? Elle a les mains liées, il lui glisse un papier dans la main et l’oblige à lire le texte écrit dessus.] "Le Jugement Dernier est arrivé. Dans trois heures, le peuple américain connaîtra la peur de ne pas savoir qui va mourir, ni quand."

Eric : Trois heures, ça donne 6 h 30.

Sam : La vidéo ne parle pas d'une cible.

Callen : (à Nell) Dr Delia Richards ?

Nell : (fait des recherches aussi vite que possible) Employée par Golden State Tech, et avant ça par Trecdel Electronics.

Sam : Le fabricant d'armes.

Eric : Elle était chercheuse dans l'usine du Maryland. Technologie de pointe. Recrutée à la sortie de l'école par le ministère de l'Énergie, mais a préféré le secteur privé. Spécialiste en physique appliquée, pas théoricienne, donc...

Calle : Elle peut armer la tête.

Kensi : Ils l'ont prise pour ça.

Sam : Depuis quand des spéculateurs travaillent avec des Wahhabi ? Les gars de Marchetti n'ont pas le profil de martyrs. Ça ne colle pas.

Callen : (à Nell) Dis à Golden State Tech qu'on veut accéder au bureau du Dr Richards. [Elle acquiesce.]

 

[Les quatre agents arrivent au bureau du Dr Richards. Le bureau est en désordre. Sam est au téléphone.]

Eric : (au téléphone)  J'ai vérifié. Rien sur les capteurs nucléaires.

Kensi : Signes de lutte.

Eric : Je continue.

Sam : (raccroche) Les capteurs trouveront rien. Une signature nucléaire doit être plus radioactive que ce qui l'entoure pour être décelée.

Kensi : Il existe plein de choses qui trompent les capteurs. Immeubles, véhicules, personnes.

Callen : Quel est le meilleur moyen de transporter ça sans être pris ?

Sam : Les bananes. Plein de bananes. Les bananes sont pleines de potassium. Le potassium est radioactif. Je cacherais une arme nucléaire dans un camion de bananes.

Deeks : Tromper les capteurs avec un faux positif. Les agents n'y verraient que du feu.

[Callen a trouvé une carte de Los Angeles avec deux cercles rouges dessinés dessus et la date d’aujourd’hui.]

Sam : Deux zones. La première mesure le souffle à partir du centre-ville. La seconde mesure les effets des retombées radioactives.

Kensi : On doit le dire à Hetty.

Callen : Pas encore.

Kensi : Quoi ?

Callen : Hetty devra en informer le Pentagone. Ils feront évacuer la ville. C'est peut-être ce que veut Marchetti.

Sam : Des gars capables de monter une opération comme ça ne laissent pas traîner une carte.

Kensi : Fausse piste.

Deeks : Si on a raison, Los Angeles ne subira pas d'attaque dans 2 heures et 11 minutes. Et si on se trompe ?

 

[Hangar à bateaux, salle d’interrogatoires. Callen montre une photo à Grear.]

Grear : Delia Richards ? Ce nom ne me dit rien. Je l'ai vue. Dans un bar... Il y a un mois. Elle voulait me voir pour parler d'un éventuel boulot pour le California Gold Taxis. Paul l'a rencontrée. J'ai attendu dans la voiture.

Sam : C'était bien elle ?

Grear : Paul et moi, on couchait ensemble. Quand il voyait une femme de ce genre, je surveillais.

Callen : Il a dit ce qu'était ce boulot ?

Grear : Mais quel qu'il soit, ça l'a chamboulé. Il m'a pas donné de détails. La femme lui a donné des conseils en bourse. Elle lui a dit de vendre toutes ses actions et d'investir dans l'or et l'argent.

 

[NCIS. Tous les agents entourent Eric et Nell.]

Eric : On a fouillé les finances de Delia Richards. Ces cinq dernières années, elle s'est enrichie comme trader sur le marché boursier.

Nell : Ses actions étaient gérées par une compagnie d'investissement avec une boîte postale aux Caïmans. Tenue par une femme qui travaillait pour les vieux fonds spéculatifs de Marchetti.

Deeks : Quel est le lien entre une physicienne trader, un ex-escroc des finances et une bombe volée ? [Personne ne répond.]

[Hetty débarque dans la pièce manifestement en colère.]

Hetty : Vous trouvez une carte de Los Angeles montrant les zones de déflagration nucléaire, et vous me la cachez ?

Callen : C'était ma décision. Sinon, vous l'auriez reporté au Pentagone.

Hetty : C'est à moi que revient ce genre de décisions, M. Callen. Je n'ai nul besoin de votre protection, mais de votre confiance.

Callen : Et moi, de votre aide. Marchetti veut nous faire marcher.

Hetty : Le but ?

Callen : C'est ce que nous voulions vous demander.

[Hetty continue de le fixer, moitié convaincue moitié surprise.]

 

[Hetty est à son bureau, la carte entre les mains et écoute ses agents.]

Callen : La vidéo mentionnait un évènement à 6 h 30. C'est dans une heure. Il y a quoi à L.A. à cette heure-là ?

Sam : L'heure de pointe.

Hetty : Je reformule la question. Que se passe-t-il sur la côte Est, où il sera 9 h 30 ? La bourse de New York ouvre. Les attaques terroristes créent la panique. En temps de panique, les gens écoulent leurs actions. Le marché s'effondre, comme le 11 Septembre.

Sam : Les actions des compagnies aériennes ont chuté.

Hetty : Mais quelques personnes avaient vendu leurs actions la veille, et ont fait fortune.

Callen : Marchetti est à deux doigts d'une attaque terroriste. Inutile de faire sauter la bombe. Sam : La menace fera effondrer le marché.Si la population pense que les djihadistes ont vendu la bombe, ce sera l'hystérie collective.

Callen : La vidéo ne s'est pas encore répandue.

Hetty : Et l'homme n'est pas un djihadiste. Il détient des informations qui pourraient lui rapporter des milliards. Il a juste à publier la vidéo, attendre, et regarder le marché agir.

Sam : Ce sera comme l'effondrement de l'immobilier, étendu à tous les commerces, le même jour, au même moment.

[Hetty décroche son téléphone qui vient de sonner.]

Eric : (au téléphone) On a ce qu'on cherchait sur Marchetti. Venez voir.

 

[Eric a mis une carte sur un des écrans.]

Eric : On a regardé les biens immobiliers de Steve Brenner, dit Justin Marchetti. Le mois dernier, il a acquis une usine nommée Festive Ceramics. Ils fabriquent de la vaisselle.

Nell : La peinture qu'ils utilisent contient de l'uranium. Inoffensif, mais hautement radioactif. Toute usine l'utilisant doit être certifiée par des équipements adéquats. Marchetti a fabriqué un faux positif, un parfait leurre pour cacher la bombe.

Callen : Il reste plus beaucoup de temps avant que la bourse n'ouvre.

Sam : On doit aller voir cette usine.

Callen : Les tireurs qui ont volé le camion seront là.

Deeks : On a des infos sur eux ?

Sam : Ils ne sont pas du genre à se rendre. [Ils sont déjà en mouvement quand Hetty interpelle Callen.]

Hetty : Vous avez l'autorisation de tuer.

 

[Festive Ceramics. Un homme armé surveille l’entrée. Il est abattu. Deux autres hommes sont atteints par une balle en plein cœur. Kensi est le tireur d’élite.]

Kensi : Gardes à terre.

[Sam et Callen se précipite dans l’usine avec Deeks, armes au poing. Un homme apparait, Deeks tire. Sam et Callen progressent parmi la vaisselle jaune et rouge. Ils reconnaissent le rideau noir de la vidéo. Callen remarque un ordinateur portable, mais ne se rend pas compte qu’un homme armé est derrière lui. C’est le conducteur de la Range Rover de la Route 138. Sam lui tire dessus.]

Sam : (au cadavre) Très personnel. [Callen le remercie du regard et lui montre ce qui l’inquiète.]

Sam : Pas de quoi.

Callen : Quelqu'un a accédé à cet ordi. [Le D. Richards exposant la situation.] Il a peut-être uploadé la vidéo. (à Eric)  J'ai lancé l'application miroir. Tu vois quoi ?

 

[NCIS.]

Eric : La vidéo n'a pas encore été envoyée, mais ils ont une copie sur une clef USB.

 

[Usine.]

[Un bruit de moteur les interrompt. Un camion est en train de sortir du bâtiment.]

Callen : (crie)  Kensi, à toi !

[Kensi tire plusieurs fois dans le parebrise du camion qui s’arrête.]

Kensi : Conducteur et passager à terre.

[Sam et Callen la rejoignent près du camion.]

Sam : Sept à terre, plus qu'un.

Callen : (regardant l’arrière du camion) La bombe le protège.

[G. se met en face à la porte prêt à tirer, Sam s’apprête à l’ouvrir.]

Sam : Ne le rate pas.

[La main de Callen ne tremble pas et l’homme roule au pied de Sam qui le fouille pendant que G. saute dans le camion.]

Callen : (à Hetty)  Empty Quiver est sécurisée.

[Sam de son côté a trouvé une tablette dans la poche de l’homme, et elle en train de transférer la vidéo du Dr Richards.]

Sam : (à Eric) Arrête la vidéo.

 

[NCIS]

Eric : Elle est déjà sur le réseau. Le script exécutable est sur le point d'être mis en ligne. J'y suis presque. [Les écrans derrière lui deviennent noirs.] [Sam s’inquiète mais Eric se détend.] La vidéo est hors ligne.

[C’est le soulagement à l’usine.]

 

[NCIS]

Hetty : Que venez-vous de faire ?

Eric : J'ai contrôlé à distance pour uploader un cheval de Troie, et corrompre les données en inondant la mémoire tampon.

Hetty : En français, M. Beale.

Eric : J'ai cassé Internet.

[Nell lui donne un coup de poing dans l’épaule pour lui signifier son admiration...]

 

[Deeks est resté à l’intérieur de l’usine et cherche. Le Dr Richards apparait.]

Richards : À l'aide !

Deeks : Ça va ?

[Elle fait oui de la tête et sourit. Marchetti est derrière Deeks avec une arme.]

Marchetti : Pose ça. Désolé, ce n'est pas fini.

[Deeks se retourne les mains en l’air et regarde Marchetti et son arme.]

Deeks : Vous avez oublié le cran de sureté.

[Par réflexe Marchetti baisse les yeux vers son arme et Deeks le frappe aussitôt.]

Deeks : Ça va laisser une marque. Debout ! [Richards rejoint son complice.] J'ai une question. Les boursicoteurs sont des nuls qui s'enrichissent pour compenser ? Purement rhétorique, vous êtes un nul. Et vous... Vous êtes plus jolie en vidéo, chérie.

 

[Marchetti et Richards sortent de l’usine. Ils sont menottés et tenus en joue par Deeks. Callen attrape Richards et Sam s’occupe de Marchetti.]

Kensi : Éric a fait comment ?

Sam : Il a coupé le net.

Kensi : Internet tout entier ? Twitter ?

 

[Hangar à bateaux. Grear attend les agents.]

Grear : Et maintenant ?

Callen : La patrouille reprend l'affaire. Ça ne dépend plus de nous. Ils sauront que tu nous as aidés.

Grear : Vous l'avez eu ? Celui qui a tué Paul.

Sam : Oui. [Elle remercie Sam du regard et se laisse menotter.]

 

[NCIS. Kensi mange et Deeks l’observe.]

Nell : Il s'avère que Marchetti soudoyait un agent des renseignements. Voilà comment il a su pour la bombe.

Deeks : Logique. C'est vrai que tu as décrit Kensi comme "hilarante" ?

Nell : Pardon ?

Kensi : Tu te rappelles pas cette fois ?

Nell : Quelle fois ?

Kensi : La fois où... Nell, allez, souviens-toi...

Nell : Ah oui, cette fois-là. [Elle regarde Deeks, avec un air de complète incompréhension et sort.]

Kensi : C'était drôle quand... (rire forcé)  Je viens de me rappeler l'instant... [Deeks sourit et s’assoit en face d’elle.] Génial.

Deeks : À l'avenir... J'essaierai de prendre les choses plus au sérieux.

Kensi : J'essaierai de me détendre.

Deeks : Ça me plairait.

Kensi : À moi aussi.

Deeks : Tu me fais une fleur ? Ne rigole plus comme ça. C'était terrifiant. [Il se lève et part.]

[Elle souhaite ajouter quelque chose, se ravise, murmure un petit « hein » pour elle toute seule...]

 (engines roaring) [a SUV is running. A police bike overtakes it, heading a BMW and another police bike, over the solid lines. They are running fast] (tires squealing) [The 2nd bike overtakes the BMW] (engines roaring) (tires squealing) [They all stop on the side of the desert road. A man gets out of the back seat].

MAN: Outran the cartel. [He hands a paper bag to one on the policeman] That's what I'm talking about. Thought I was done there for a minute, huh? California state taxi service ain't no joke. [The paper bag is full of cash] Protect, serve and get paid, huh?

[The second policeman removes his sun glasses : that’s Callen]

CALLEN: It better all be in there.

MAN: Of course it's all there. [Sam is checking the bag] Are you guys looking for another gig, huh? Police escort. It's my new way to floss, man. What do you think...?

[Sam interrupts by punching his stomach and pushing him against the car. He takes a blade in one hand, and the throat of the man in the other]]

SAM: You're a grand short. You make this right or I'll skin those tattoos off and hang 'em on the wall. [The arms of the men are all tattooed]

 

[The scene is watched on the OPS center large screen]

ERIC: Ouch. Last punch I took was on the playground in second grade.

NELL: And what was the name of this bully?

ERIC: Stephanie Petersmark.

NELL: Hmm. [Questioning look]

ERIC: Girls punch boys they like.

NELL: I didn't.

 

[Sam, named Powell, punches slightly the man once more before turning his back on him. The man gets in the car]  (engine starts) [The policemen went back to their bikes]

CALLEN: "I'll skin those tattoos off you and hang 'em on my wall"?

SAM: [laughing] You must not recognize Scarface-level game when you hear it.

CALLEN: Never realized how much easier the bad guys have it than we do.

SAM: All the time. No rules, no loyalty.

CALLEN: No Hetty !

 

[OPS center]

NELL: Okay, Mr. Yakuza is tagged and ready for arrest at a later date.

ERIC: A mere guppy in the sea of crime compared to the sharks we're after.

NELL: hmm

ERIC: So if you weren't a boy puncher what was your strategy?

NELL: I ignored them. [Eric is puzzled].

 

 (door bells jingle) [Sam and Callen come in a motorbikes garage. The place looks empty]

CALLEN: Paul, you here?

[Nobody answers, so they go to the back. They open the backdoor]

CALLEN: Paul, we got your cut of the Yakuza deal.

SAM: Paul? [They enter further]

 (groaning weakly) [A wounded man is laying on the ground]

SAM: Paul! [He hurries, kneels near the man, takes his  hand] Hang in there, buddy. Hang in there.

CALLEN: Paul. [leant forwards Paul’s face] Who did this?

PAUL: I turned down a new job. Going too far this time. You stop 'em.

CALLEN: Stop who?

PAUL:  (exhales quietly)

CALLEN: [louder] Stop who, Paul?

SAM: Paul...[He takes his pulse, shakes his head]  He's gone.

 

                        ♪ ♪ NCIS: LA 2x16 ♪ ♪

♪ ♪ Empty Quiver ♪ ♪ Original Air Date on February 15, 2011 ♪ ♪

 

 

 (alarm blaring) [armory, OPS center. Deeks is cleaning a weapon. He stops because of the noise, coming from Kensi’s cell phone]

DEEKS: Is that an actual red alert? I mean, are there battle stations now that need to be manned?

KENSI: It's a text message.

DEEKS:  (chuckles) It's a text message.

KENSI: What was that look for?

DEEKS: You're-- you're just, you're very, um...

KENSI: Very what?

DEEKS: You're very tightly wound.

KENSI: That's not true.

DEEKS: It's true, all right? Your personal electronics are filled with intensity.

KENSI: Is there something on your mind, Deeks?

DEEKS: No.

KENSI: Is there?

DEEKS: No.

KENSI: Didn't think so.

DEEKS: You always need to drive. You set your clocks 15 minutes fast. You set my clocks 15 minutes fast. Everything is a competition. You have to have separate checks at Starbucks, You make fun of guys that order nonfat lattes. Do you have any idea how exhausting it is being your partner?

KENSI: Do you have any idea how exhausting it is to hear you ramble on about the 2012 apocalypse earlier this morning?

DEEKS: Not-- not the apocalypse, okay? It's the galactic realignment. Geomagnetic reversal. Time wave zero, all right? It's the Niburu collision. You may know it as b'ak'tun 13.

KENSI [sarcastic]: I think you mean "bake" tun 13.

DEEKS: "Bake-tun?" Really? "Bake-tun?" Your Mayan accent is terrible. Yeah, that's right, and you know why I know that? Because astronomers were talking about it last night at the bar.

KENSI: Astronomers were at the bar that you go to?

DEEKS: Mm-hmm.

KENSI: The one that sells flavored condoms at the vending machine?

DEEKS: Why is that so hard for you to believe? [Kensi sighs] Okay, yeah, the bartender changed it to the Discovery Channel after the Lakers game, but it felt very real to me.

HETTY: Good morning. [She comes in happily]

KENSI: Okay, Hetty, glad you showed up. It's very difficult to take anything that guy says seriously.

DEEKS: Says the most serious person I've ever met in my entire life.

KENSI: Okay, Deeks is a nice guy.

DEEKS: And Kensi is a nice girl, all right? It's not her.

KENSI: It's not him.

DEEKS: It's...It's us.

HETTY: Well, I don't believe it's a problem. I'm hearing two people who are beginning to sound like partners. [Both Kensi and Deeks look doubtful]

[Nell hurries into the armory]

NELL: Hi. Callen and Sam are waiting for you guys in the ops center.

HETTY: And it's pronounced "ba-aak" tun 13.

DEEKS: Of course it is.

 

[Upstairs]

CALLEN: So nice of you to join us.

KENSI: Sorry. Got held up. Deeks thinks the world's going to end in 2012.

SAM: Let me guess-- Jenkins' theory on a Sagittarius-A black hole.

DEEKS: As a matter of fact, yes.

CALLEN: He's mocking you.

DEEKS: He's not mock...[Sam stares at him, he understands and stops talking]

SAM: An MP from Camp Pendleton suspect that Marines are working on something with some dirty cops. It's a CHP crew. They take bribes from criminals for armed escorts and smuggling. They call themselves the California Gold Taxi Service.

DEEKS: LAPD calls them an urban legend.

CALLEN: LAPD's wrong. They're real. Six months ago, we opened an undercover investigation. Sam and I infiltrated the group, going in as corrupt cops. We got inside,

but we still have not been able to make a link between them and Pendleton.

SAM: Then the ringleader turned up dead this morning. [he puts on the screen the body of the man who died in front of them in the garage]

ERIC: His name's Paul Beane. He left the CHP after surviving a motorcycle accident while on duty. Left him paralyzed from the waist down. He has a wife, but they maintain separate residences. She's not considered a suspect.

CALLEN: Beane turned down a job. Apparently somebody wanted to make sure he didn't talk.

KENSI: Tight grouping, low caliber, no exit wounds. Pros.

DEEKS: He's a retired cop. He must have had somebody in the field-- a point man.

SAM: Try point woman. [He waves to Eric]

NELL: Officer Jennifer Grear. She was Beane's partner until his accident.

SAM: He'd find the jobs, she'd pass on the orders to the California Gold Taxi Service cops. They might have had a falling out. If Grear didn't shoot Beane, she might know who did.

CALLEN: So this op just shifted gears. Something is about to go down. It may or may not involve Marines at Pendleton. But we need to figure out what it is and fast. Grear's shift is coming up, so Sam and I are going to hit CHP headquarters and grab her. You two search her house.

DEEKS: Done.

KENSI: Got it.

 

[Callen and Sam, alias Exley and Powell, park their motorcycles in the parking lot of the CHP headquarters]

CALLEN: You're giving me a look.

SAM: Us riding these bikes means we don't get to talk like we normally do.

CALLEN: Whereas normally we ride in your car and spend the whole time talking about nothing.

SAM: Calling our banter nothing?

CALLEN: Not nothing, but I wouldn't say that it qualifies as something.

SAM: Banter's the crux of our partnership, G. Without it, we'd just be two guys with guns drifting from one case to the next.

CALLEN: We are two guys with guns drifting from one case to the next.

SAM: Some people seek a higher meaning.

CALLEN: Others play the hand they're dealt.

SAM: When did the glass become half empty?

CALLEN: Was it ever half full?

SAM: That's better.

CALLEN: Mm-hmm.

SAM: But I still want my car back, and these boots are killing me.

[A policeman gets out of the HQ]

POLICEMAN: Exley, Powell.

CALLEN: Hey, did you see Grear inside?

POLICEMAN: Never clocked in. Guess who's stuck pulling a double shift. Tell her I'm only accepting apologies in the form of bourbon and cigars.

 

[Kensi and Deeks stop in front of Grear’s house, get out of the car]

KENSI: Am I really the most serious person you've ever met?

DEEKS: It's a tie between you and this nun back at school who used to whack my hand with a ruler.

KENSI: All right, well, I'll have you know that I can be a very funny individual.

DEEKS: According to whom?

KENSI: People.

DEEKS: Anyone I know?

KENSI: Nell. Nell thinks I'm hilarious.

DEEKS: Okay.

[They are on the doorstep]

DEEKS: It's forced entry. [they take their guns in hand] One, two, three. [They rush inside, check the whole messy house]

DEEKS: Clear.

KENSI: Clear.

DEEKS: This looks like a shootout at the OK Corral. Your instincts telling you anything?

KENSI: Multiple shooters. Blood trail. [A lot of blood] Come here. Come this way. Someone got hit about here. And then they ran... [She’s in the doorway of a room] Impossible to say how far they made it. If they made it. [the door is open, they go out, look at the blood trail on the outer wall]

DEEKS: So was it Grear? Or somebody else?

 

-------------------------------ZAPPING----------------------------------

 

[OPS center. Eric and Nell hurry to the agents desks, where Deeks is sitting, surrounded by Sam, Callen and Kensi]

ERIC: We analyzed spending patterns for both Paul Beane and Jennifer Grear over the past 24 hours.

NELL: And tried to establish a time line. Turns out Beane frequented a club in Hollywood called Bare Elegance. Credit card charges show he was there last night.

KENSI: Bare Elegance--must be a strip club.

DEEKS: Bikini bar. Big difference.

SAM: What do we know about Grear?

ERIC: She's got four credit cards all maxed out, and two bank accounts in overdraft status. Officer Grear's mother is suffering from Alzheimer's. Put her in a nursing home

last year. Wiped out her savings.

NELL: No one's seen Grear since Paul Beane's murder.

CALLEN: Well, she's either in hiding or she's dead.

DEEKS: Okay, Kensi and I volunteer to go check out the bikini bar in Hollywood. [He stands up and leaves the room, Kensi follows]

SAM: Where did Grear's mother live before she moved to the nursing home?

ERIC: A house in Van Nuys.

CALLEN: If she's tapped out, it's probably still on the market.

ERIC: Correct.

SAM: I'll drive, you banter. [They walk out, Nell and Eric stay alone]

NELL: Are you aware of the difference between bikini bars and strip clubs?

ERIC: Yeah, of course. There's...No. Is there-- is there a difference? I've...[He’s  embarrassed; she smiles and turns her back at him]

 

[Hollywood. Outside of the Bare Elegance]

KENSI: So let me get this straight: strip club-- no clothes, no booze. bikini bar--clothes, booze.

DEEKS: Correct.

KENSI: And which do you prefer?

DEEKS: They both possess unique charms.

KENSI: No, no, no, the apocalypse is tomorrow. You got one last night.

DEEKS: That's a dilemma worthy of King Solomon.

 

[They enter. Pole dancing girls and waitresses wear bikinis]

DEEKS: Bikini bar, yeah. Bikini bar's definitely my pre-apocalyptic choice.

KENSI: I don't know whether that makes me respect you more or less. [He has an arm around her shoulders, they look like a couple. The barman looks at them]

BARMAN: First date?

KENSI: Oh, hi. Uh, well, a girl can only do dinner and a movie so many times.

BARMAN: Yeah. She's cute, but her sense of humor needs work.

DEEKS: You have no idea. So, a buddy of mine, he's always talking about this place. Paul Beane. Yeah? You know him?

BARMAN: Yeah. He's an ex-cop in a wheelchair. We get CHP guys in here all the time. It's half-off drinks if you show your badge.

KENSI: Oh, well, he kept trying to get us to come here and meet him here last night.

DEEKS: Do you remember who he was with?

BARMAN: Ask him yourself. [He doesn’t add a word. Deeks shows him his LAPD badge]

DEEKS: I wish that I could.

BARMAN: Some guy came in here looking for him, and they got into it. We tossed the other dude out.

KENSI: What does he look like?

BARMAN: Forties. Gold watch. Kind of a frat boy look with a bully vibe.

DEEKS: We're gonna need access to all these security cameras.

BARMAN: Oh, those don't work. I just put those in for show-- deterrence.

KENSI: What were Beane and this other guy arguing about?

BARMAN: Is Paul okay?

KENSI: He was found dead this morning. [The barman is shocked]

BARMAN: Oh, man...No, I...I didn't hear any details. Just one thing. Overgrown frat boy told Paul this was his last chance, and if he said no, that he'd kill him.

 

[Van Nuys. Sam and Callen are walking towards the house of Grear’s mother. G. is on his phone]

CALLEN: Thanks, Kensi. [he cuts off] Last night, Paul Beane's life was threatened. Bar manager described him as an "overgrown frat boy." He was wearing a gold watch.

SAM: Grear still ran, though. So either she pulled the trigger or she's hiding from the people who did.

CALLEN: Could be here at her mom's house. [They stop near a selling sign. Sam takes the left, Callen the right. They meet in the back]

SAM: Nothing.

CALLEN: All right. I'll check... (rapid gunfire) [Someone shoots from the inside of the house, through the door. Sam and Callen hide against the wall. Sam waves : he’ll take the front. Callen nods and shows his face to the shooter. This is Grear, who shoots and shoots again to the glasses, but Sam dives from behind her, and they fall down  outside through the window. Callen points his gun at her]

GREAR: Pull the trigger, Exley. Isn't that what they're paying you for?

SAM: Easy! Easy, Grear, easy! [He puts her on her feet and sticks her chest against the wall] Struggling's only gonna make it hurt worse. Easy! [He shouts] Don't move! [He shakes his head]

GREAR: You're arresting me?

CALLEN: It's good to see you again, Grear.

SAM: Turn around. [She faces them, looks at them]

GREAR: You're not really CHP. Always thought the boots looked funny on you.

SAM: Yeah.

 

[Boathouse. Grear sits down in the questioning room. Her wounded arm is bandaged. Sam and Callen are on the doorstep]

CALLEN: Whoever killed Paul Beane came after you next. You were wounded, but you managed to escape. [He sits down in front of Grear, Sam closes the door]

GREAR: I'm not answering any questions until I see a lawyer.

SAM: Maybe we should just kick you out on the street. Give 'em another chance to finish the job.

CALLEN: Or you could work with us, figure out who killed Paul.

GREAR: What makes you think I care who killed Paul?

SAM: You were partners.

GREAR: That doesn't mean anything.

CALLEN: Just a man and a woman with guns, drifting from case to case. That it? [He glances in Sam’s direction]

SAM: Most partners seek a higher meaning. It helps them get through each day together.

GREAR: I don't know who killed Paul. And I don't know who came after me.

SAM: Did you get a look at the shooters?

GREAR: It happened fast. They wore hockey masks. Black ones.

CALLEN: Why would they want you dead?

GREAR: Paul turned down the job. The payoff was too big. It made him nervous. He said it involved military hardware. Something serious. So I told the rest of the guys to walk away from it.

CALLEN: Military hardware's got to be the connection to Camp Pendleton. Maybe that's where it started in the first place.

SAM: How long were you two seeing each other?

GREAR: How'd you know? [Sam comes closer to her face]

SAM: Wedding ring. Sometimes Paul wore it, sometimes he didn't. I figured he was seeing someone who wasn't his wife.

GREAR: Paul's marriage was falling apart. None of the guys I dated got what I did for a living like he did.

CALLEN: Anyone else know?

GREAR: No. After the accident, it changed him. He went to this dark place.

SAM: You used his connections to start the California Gold Taxi Service. [she nods] And you helped him.

GREAR: I couldn't sell the house. My mom's medical bills were adding up and...I want to help you.

CALLEN: Call your California Gold crew, put out the word. You got scared into taking the job. Officers Exley and Powell are gonna handle it.

 

[Bare Elegance. Sam and Callen sit down at a table] ♪ ♪

WAITRESS: How are you boys tonight?

CALLEN: As far as I'm concerned, any night off duty is a good night. [He puts his police badge on the table]

WAITRESS: Half-off drinks...but not tips.

SAM: He's buying.  (chuckles)

 

[Outside, in a car]

KENSI: You bummed you're stuck here with me?

DEEKS: Nah, it's for the best. I can't go undercover in places like this anymore. All the dancers know and love me.

KENSI: Must be your dashing personality.

DEEKS: It's not my money.

KENSI: Right.

DEEKS: I have mystique. And by "mystique" I don't mean the brunette dancer inside the bar--real name Kimberly.

KENSI: Yay. Congratulations. A go-go dancer told you her real name.

DEEKS: Patience, Kensi. And by "Patience" I don't mean the redhead that goes on at 10:00 tonight--real name Jessica.

KENSI: Whoa.

DEEKS: What?

KENSI: That might be our guy right there, chatting up the bouncer. Frat-boy looks, flashy gold watch.

DEEKS: Sam, Callen, I think we got eyes on our man. He's on his way in now. [The outdoor closes behind him]

 

[inside the club]

CALLEN: Got him, Deeks. [He takes his phone and takes photos of the man, who is speaking with two men sitting at a table not far from Sam and Callen.]

SAM: He's got an entourage. [One of these men points at Sam and Callen. Sam nods. The man joins them]

BRENNER: I'm Steve Brenner.

CALLEN: Exley.

SAM: Powell.

BRENNER: California Gold Taxi Service speaks very highly of you two.

CALLEN: Never heard of it. [Brenner smiles and takes a seat]

BRENNER: Heard you were asking about Jennifer Grear at the CHP motor pool earlier today.

SAM: Her old partner was murdered this morning. Paul Beane.

BRENNER: Never heard of him.

CALLEN: Sounds like we're running out of things to talk about.

SAM: Maybe you should leave before things get awkward.

BRENNER: We're in a bikini bar. [he takes his gun out of his pocket and presses it on Callen’s ribs] No such thing as awkward. [Sam does the same, aiming at Brenner’s ribs] Hear me out.

CALLEN: You got 10 seconds. Nine...eight...seven, six...

BRENNER: I need a couple CHP cops to pull off a job. Word on the street is you two don't scare easy.

SAM: What's the pay?

BRENNER: 50 grand. Each.

CALLEN: What do we gotta do?

BRENNER: Black Range Rover driving to Los Angeles from Vegas tomorrow. Fire up some flares. Create a roadblock. Pull the driver out, give him a ticket. Take him in for... resisting arrest. Once he's locked up, you get paid.

CALLEN: What's his name?

BRENNER: It's not important.

CALLEN: You want us to arrest the right guy, we're gonna need a name.

BRENNER:  (sighs) Phil Crombie. Ex-con. Business rival of mine. I need him off the street so I can complete a deal.

SAM: What if we say no?

BRENNER: Ask Paul Beane and Jennifer Grear how that worked out for them.

[Sam looks at Callen and nods]

CALLEN: We're in.

BRENNER: I'll be in touch, gentlemen. [He moves to the table where 2 men are waiting for him]

SAM: He didn't mention military hardware or Pendleton. What is this really about?

CALLEN: Sounds like we're about to find out.

 

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[Boathouse. Questioning room. Grear has a paper in her hands. 4 photos on a phone screen, 4 men, Brenner and 3 others]

CALLEN: Took these at the club last night. Recognize them?

GREAR: None of these guys are CHP.

SAM: They the ones that came after you?

GREAR: They wore hockey masks. Could be them. Could be someone else.

CALLEN: You regret getting involved now?

GREAR: State's running out of money. CHP's broke. You got good cops being forced into early retirement. There's no such thing as overtime anymore. We didn't think it would come to this.

SAM: But it did.

GREAR: Look, I'm not proud of the California Gold Taxi Service, but guys were losing their houses...Yeah. I regret it. I think Paul regretted it, too.

CALLEN: Tell us more about the guys who tried to kill you.

GREAR: They're good. Trained.

SAM: Like cops?

GREAR: Like military.

 

[OPS center. An Eastwood Federal Prison record is on the screen. That’s Brenner]

ERIC: So "Steve Brenner" is an alias. His real name's Justin Marchetti. Did nine years in federal prison for running a Ponzi scheme.

NELL: Some people thought he was a Wall Street savant until $20 million of his clients' money disappeared. Mostly retirement funds and life savings.

ERIC: His buddies are all former French military-- GIGN.

SAM: That's an elite counter terrorist unit. Their services don't come cheap.

CALLEN: And what do we have on Phil Crombie, the guy Marchetti wants us to stop?

ERIC: He did a dime in Folsom for drug trafficking. Released last year. Currently employed by a restaurant in Santa Monica.

KENSI: What, did he graduate from narcotics to military hardware?

 (cell phone ringing) [G. takes his phone out of his pocket]

CALLEN: It's got to be Marchetti. (cell phone ringing)

ERIC: All right. Ready to start the trace. [He points at Callen who takes the call, on speaker]

CALLEN: Peter Exley.

MARCHETTI: The Range Rover will be passing Marker 447 on Route 138 at exactly 4:00 p.m.

CALLEN: You sure Crombie's on board?

MARCHETTI: He's driving. Don't screw it up.  (line disconnects) [Eric shakes his head]

ERIC: No. He's using an encrypted sat phone. Not even close.

 

[Downstairs Callen is taking his gears out of a locker]

CALLEN: We need to figure out  if we're dealing  with narcotics or military hardware. [Deeks and Kensi are looking at him and Sam packing] Go back to Paul Beane's garage. See if anything turns up.

KENSI: We're on it. [Sam and Callen grabs their helmets and walk to the outside. Hetty looks at them]

HETTY: I've queried officials at Camp Pendleton and numerous agencies. There is no other operation in play at this time. Mr. Callen, Mr. Hanna, [They stop to hear her] we still don't know what we're getting ourselves into here. Please, be careful.

 

[Route 138, Marker 447. Oxley and Powell fire flates ]

CALLEN: Hopefully, this guy Crombie can fill in some of the blanks.

SAM: Black Range Rover. Here we go. [: a black range rover is running in their direction, overtaking a truck over the solid lines. He raises his arm, the car stops in the middle of the road, the truck stops behind. Sam comes close to the open window of the driver. There are at least three men inside.]

SAM: License and registration.  (truck horn blasting) [Sam glances at the driver who looks worried. A second black car stops behind the truck]

 

[OPS center. Nell comes to Eric in a hurry]

NELL: Got off the phone with Phil Crombie's boss. He just showed up for work at the restaurant.

ERIC: Callen, Sam, Crombie is not the one in that Range Rover.

 

[Route 138]

CALLEN: Sam. [Sam looks inside the car]

PASSENGER: What's the problem, Officer? [Sam recognizes ont of the men who were at the club with Marchetti. Too late]]

DRIVER: Nothing personal. [He shoots Sam. Men with black hockey masks get out of both cars with weapons. Callen shoots, hits the driver of the first car, helps Sam to move, half-pulling him to the verges of the road. Men shoot through the door of the truck] (man groaning) ♪ ♪ [The driver Callens shot gets up ; the door of the truck is opened, the driver and his passenger are shot] ♪ ♪

CALLEN: They're wearing body armor! ♪ ♪

[Men try to hit Sam and Callen, the drivers of the truck are thrown out : the back door of the truck blows up, and Callen and Sam must retreat, men use automatic weapons. Sam groans but  can walk. They lay on the grass, half-hidden. The back of the truck is attacked] ♪ ♪

CALLEN: You okay?

SAM: Vest took the hit. They're Marchetti's guys. Don't you say it.

CALLEN: You're welcome. ♪ ♪

[A man goes to the motorcycles, then throws a smoke bomb further on the road]  ♪ ♪

MAN:  (distorted): Come on! Let's go! ♪ ♪ [The first car runs away, the truck follows it, while a man is still shooting at Sam and Callen with an automatic gun. He jumps into the back of the truck]  ♪ ♪  [Sam and Callen get up and go to their motorcycles, looking at the truck through the smoke. The first bike blows up, they barely escape the blast ; the second bikes blows up too. Sam and Callen are unhurt. But Sam has difficulty breathing, he puts an hand on G.’s shoulder.]  (gasping)

 

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[The night is falling on Route 138. Sam is looking at the ID of the body of the truck driver. Firemen are here, and scientists work on the  SUV]

SAM: I.D. card from the Department of Energy.

[A NCIS agent joins him and Callen]: 

AGENT: Shooters used plastic explosives to level your bikes. Probably think the blast finished you guys off.

CALLEN: Where's the trailer?

AGENT: Tracked it with satellite imagery. Range Rover and trailer were dumped a half mile away. Found three more bodies. Department of Energy security detail riding in back with the cargo.

CALLEN: Department of Energy?

AGENT: Took all of ten minutes for these guys to become ghosts. Found these scattered on the floor of the Range Rover they left behind. Some kind of fruit.

[He handed the plastic bag with the fruits inside at Sam]

SAM: Teen bil kater. Candy-coated figs from the Middle East.

CALLEN: Doesn't track. Marchetti's guys are French; they're not Arab.

SAM: Counter terrorist operatives don't become jihadists overnight.

 

[OPS center. Sam and Callen are back. Sam keeps his hand on his painful ribs]

DEEKS: Hey, uh, so Beane's garage was a dead end...You guys okay?

SAM: Yeah.

HETTY: [speaking on her phone] Could you repeat that?

MAN (on phone): Empty Quiver.

HETTY: Empty Quiver.

MAN: That's correct.

HETTY: Indeed. [she cuts off the call, looks at the agents] Empty Quiver, ladies and gentlemen. [They all look worried, except Deeks]

DEEKS: What does, what does Empty Quiver mean?

NELL: Empty Quiver is a Pentagon term. ,It refers to the loss or theft of a functioning nuclear weapon.

DEEKS: They stole a nuke? What, and D.O.E. just decided to take it on a road trip?

KENSI: They ship trailers like this across the highways every day. The idea is to be low-profile. They're unmarked and manned by former Special Forces operators. No one's been any the wiser... until today.

HETTY: The trailer contains a warhead en route to refurbishment. We were not informed because of the sensitive nature of the cargo.

SAM: What's the yield?

HETTY: 100 kilotons. Five times the power of the one that leveled Hiroshima.

CALLEN: And how is the Department of Energy handling this?

HETTY: Discreetly. If the media discovered, it would be panic. Nuclear Emergency Support Teams have been deployed to scour the area for its radioactive signature.

KENSI: If these guys wanted to set off a nuke, why haven't they done it already?

SAM: You need a nuclear physicist to arm it and trigger the detonation.

HETTY: Mr. Callen. Mr. Hanna. A word.

 

[They go to her office. She sits down, they stand in front of her]

HETTY: The blame game has begun.  High-level officials interested in covering their own asses. They're demanding to know why the two NCIS agents on the scene weren't able to prevent the incident. The, uh, word "investigation" has already been bandied about.

CALLEN: It's pretty meaningless, given what's at stake.

SAM: And politicking isn't our job.

HETTY: Oh, no, Mr. Hanna. It's mine!

SAM: You don't have to protect us.

HETTY: Oh, yes, I do. And I've feared for years that a day would come when I wouldn't be able to. I hope this isn't it. There is only one solution. Recover the warhead

before it can be used.

[Nell is waiting behind the agents]

NELL: We just received a video. [Sam and Callen follow her upstairs. Before, G. stares at Hetty]

 

[Upstairs]

ERIC: White House received this five minutes ago. They're keeping it under wraps. Don't want to create panic.

CALLEN: Well, there's the warhead. [it’s on the large screen: behind it, a black curtain with Arabic words]

SAM: Says "Pan-Islamic Brotherhood" in Arabic.

CALLEN: Never heard of them.

SAM: Neither have I. [On the video two Arabic speaking men, hidden faces, sit a wounded woman on a chair. She’s crying, obviously scared]

MAN: Speak!

RICHARDS: I'm... Dr. Delia Richards. I'm a nuclear physicist. These men have a nuclear warhead in their possession. They're forcing me to arm it. (man shouting) [He grabs her head, shaking it. Her hands are tied together. He puts a paper in her hands] (man speaks Arabic) [reading the paper] "Judgment Day has arrived. "In three hours,

the American people will feel the fear of not knowing who will die or when."

ERIC: Three hours from now is 6:30 a.m.

SAM: Video doesn't specify a target.

CALLEN: Nell. Dr. Delia Richards.

NELL: Mm-hmm. [She types on a keyboard : she runs the name on a search engine]

NELL: Okay... Employed by Golden State Tech. Formerly employed by Trecdel Electronics.

SAM: The weapons manufacturer.

ERIC: Worked in R&D at their Maryland plant. Cutting-edge tech. She was originally recruited by the Department of Energy out of school, but went private sector instead.

Specializes in applied physics, not theoretical. Which means...

CALLEN: She can arm the warhead.

KENSI: Must be why they chose her.

SAM: Since when do Wall Street guys start working with Wahhabi Muslims? Marchetti's guys don't match the profile for martyrs. Something's off.

CALLEN [pointing at Nell]: Tell Golden State Tech security we need full access to Dr. Richards's office. [She nods]

 

[The four agents come into Richards’ office. The place is a mess. Sam is on his phone]

ERIC [over the phone]: Sam, I checked it out. There's nothing on the NEST sensors.

KENSI: Signs of struggle.

ERIC: I'll keep looking.

SAM: Thanks, Eric. [He cuts the call] NEST teams are drawing a blank. A nuke signature has to be more radioactive than anything else around it or else detection equipment can't find it.

KENSI: Well, LA's filled with things that throw sensors off. We're talking buildings, vehicles, even people.

CALLEN: So what's the best way to transport a nuke without getting caught?

SAM: Bananas. Lots of bananas. Bananas are high in potassium. Potassium's radioactive. If I was hiding a nuke, I'd hide it in a truck loaded full of them.

DEEKS: Fooling the sensor by creating a false positive. One look inside, they're gonna wave it along.

CALLEN: Sam...[He has found a LA map, with 2 red circles on it, and the date of the day]

SAM: It's two radiuses. The first one measures a blast originating in downtown LA. The second one measures the effects of a nuclear fallout.

KENSI: We need to tell Hetty.

CALLEN: No. Not yet.

KENSI: What?

CALLEN: Hetty will have to inform the Pentagon. They'll start to evacuate the city. What if that's exactly what Marchetti wants?

SAM: Guys who are capable of pulling off a hijacking operation like that don't accidentally forget their maps.

KENSI: Yeah. Classic misdirection.

DEEKS: Okay, so if we're right, the last thing we have to worry about is an attack in Los Angeles in...two hours and 11 minutes…What if we're wrong?

 

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[Boat house, questioning room. Callen shows Grear a photo]

GREAR: Delia Richards? I don't know that name. I've seen her. At a bar...a month ago. She wanted to meet to talk about a potential California Gold Taxi Service job. I drove Paul to meet her. Waited in the car outside.

SAM: You sure it was her?

GREAR: Paul and I were sleeping together. He meets up with a woman who looks like this. I'd take notice.

CALLEN: He say what the job was about?

GREAR: No. But whatever it was, it shook him up. He wouldn't give me any details. He said that the woman gave him stock tips. Told him to sell everything in his portfolio and put it in gold and silver.

 

[OPS center. All the agents surround Eric and Nell]

ERIC: We dug into Delia Richards' finances. Over the past five years, she made a small fortune in the stock market as a day trader.

NELL: Her equities were handled by an investment firm whose address is a P.O. Box in the Cayman Islands. Now, it's rented by a woman who used to work for Justin

Marchetti's old hedge fund.

DEEKS: So what's the connection between a day-trading physicist, an ex-con money manager, and a stolen nuke? [Nobody answers…]

[Hetty rushes in the room, obviously angry]

HETTY: You found a map of Los Angeles with nuclear blast radiuses marked off, and you kept it from me?

CALLEN: I made a judgment call. If we told you about it, you would have been bound to report it to the Pentagon.

HETTY: I'm the one who decides whether or not we fulfill these obligations, Mr. Callen. I don't need your protection! I need your trust!

CALLEN: And I need your help. Marchetti is trying to play us.

HETTY: To what end?

CALLEN: That's exactly what we were just about to ask you. [Hetty stares at him, half convinced, half surprised]

 

[Hetty’s office. She looks at the map with the radiuses, listening to his agents]

CALLEN: The video said something is going to happen at 6:30 a.m. That's one hour from now. What happens at that time in L.A.?

SAM: Start of rush hour.

HETTY: A better question may be: what happens on the East Coast, where it will be 9:30 a.m.? [Callen and Sam look puzzled] The New York Stock Exchange opens for trading. Terrorist attacks cause panic. In times of panic, people sell off their stocks. The market plummets. What happened on 9/11?

SAM: Everyone dumped their airline stocks.

HETTY: But a small group of people sold their airline shares short the day before and made a fortune.

CALLEN: Marchetti's got a terrorist attack at his fingertips. He doesn't even have to detonate the nuke.

SAM: The threat alone would be enough to crash the market. If the public even thinks jihadists stole that warhead, it'll cause mass hysteria.

CALLEN: Well, the video hasn't gone wide yet.

HETTY: And the man isn't a jihadist. He's sitting on inside information that could make him billions. All he has to do is release that video, sit back, and watch the market do his bidding.

SAM: It'll be like the real estate crash all over again, except it'll be every business all on the same day at the same time.

 (phone rings) [Hetty picks it up]

HETTY: Yes, Eric.

ERIC: Hetty, we found what we were looking for on Marchetti. You guys need to look at this.

HETTY: Bingo.

 

[Eric has put a map on the screen]

ERIC: Dug up all real estate holdings on Steve Brenner, aka Justin Marchetti. Last month he acquired a factory called Festive Ceramics. They produce dishes and plates.

NELL: Paint used on ceramics contains high amounts of uranium--harmless but highly radioactive. Any factory using it registers off the charts in the eyes of the detection equipment. Marchetti created a false positive, the perfect smokescreen to hide the nuke.

CALLEN: There's not much time until the New York Stock Exchange opens.

SAM: We need to move on that factory now.

CALLEN: The shooters that hijacked that trailer are going to be there.

DEEKS: Anything we should know about them?

SAM: They're not the type to stop when you yell "freeze." [They are already moving]

HETTY: Mr. Callen...[he stops]...lethal action has been authorized.

 

[Festive Ceramics. A man with an automatic gun is watching the entry. He’s shot. A second and a third men are hit right in the heart. Kensi is the sniper]

KENSI: Sentries are down.

[Sam and Callen rush into the plant with Deeks, and automatic guns. A man appears, Deeks shoots him] (gunshot, man groans) [Sam and Callen go further, among red and yellow plates and dishes. They recognize the black curtain they saw on the video. Callen notices a laptop, he didn’t see a shooter behind him (the driver of the Range Rover on road 138). Sam shoots him]

SAM [to the body]: Very personal. [ Callen gives him a relieved and thankful look]

SAM: You're welcome.

CALLEN: Sam, someone just accessed the video on this laptop. [Dr Richards explaining her problems] It could have been uploaded. I've got the mirroring app up and running. What are you seeing, Eric?

 

[OPS center]

ERIC: Video footage hasn't been streamed anywhere yet, but they uploaded a copy to a flash drive.

 

[Factory]

 (truck engine starts) [Sam and Callen sprint to it. Too late: the truck is outside]

CALLEN: [shouting] Kensi, take him!

[Kensi shoots several bullets through the windshield of the truck which stops.]

KENSI: Driver and passenger are down.

[Sam and Callen join her near the truck]

SAM: Seven down, one man left.

CALLEN: [looking the back of the truck] In there, using the nuke for cover. [He aims at the door, Sam is ready to open it]

SAM: Don't miss. [Callen doesn’t. The man falls down]  (groans) [Callen gets into the truck: under a cover, he sees the warhead]

CALLEN: Hetty, Empty Quiver is secure.

[Sam is searching the body. He finds a tablet: it is uploading  the video]

SAM: Need to stop this video, Eric.

 

[OPS center]

ERIC: Video is already in the cloud. The autorun script executable is about to go live. I am almost there. [the screens in front of him become dark]

SAM: Eric!

 (two beeps) [Eric relaxes]

ERIC: Whew! Video has been disabled, guys. [great relief at the factory]

HETTY: What did you just do?

ERIC: I used a VNC controller to piggyback the upload with a Trojan and corrupt the streaming data packets by initiating the stack buffer overflow.

HETTY: In English, Mr. Beale.

ERIC: Oh. I broke the Internet.

[Nell punches him, smiling]

 

[Deeks is still inside the plant, searching. Dr Richards appears.]

RICHARDS: Help me!

DEEKS: You okay?

RICHARDS: Mm-mm. [She shakes her head]

MARCHETTI: Drop it. [Richards smiles, Marchetti is behind Deeks, holding a gun]

MARCHETTI: Sorry, it ain't over yet.

DEEKS: Okay. [He turns over, hands up, facing Marchetti and his gun]

DEEKS: You're going to have trouble shooting me with that safety on.

[Marchetti can’t help himself looking at his gun, Deeks strikes briskly. He takes the gun and aims Marchetti]

DEEKS: That's going to leave a mark. Get over there! [Richards joins the ex-con] I got a question for you. Is it true all Wall Street guys are born losers, and they get rich to compensate?

MARCHETTI: Well...

DEEKS: Ha! That's rhetorical. You're a loser. And you...you looked a lot better on camera, sweetheart.

 

[Marchetti and Richards go out of the plant. They are cuffed, Deeks follows them, pointing his automatic weapon. Callen grabs Richards, Sam Marchetti]

KENSI: Oh, hey, guys, what did Eric do with the video?

SAM: He shut down the Internet.

KENSI: What, the whole Internet?

SAM: Yeah.

DEEKS: Even Twitter? Whoa.

 

[Boathouse. Grear is waiting for the agents]

GREAR: What happens now?

CALLEN: CHP has taken over the case. It's not our call. But they know you helped us.

GREAR: Did you get him-- the guy who killed Paul?

SAM: We got him. [She nods slightly, he cuffs her] ♪ ♪

 

[OPS center. Kensi is eating, Deeks watches the scene]

NELL: So...turns out Marchetti was paying off an intelligence officer at Camp Pendleton. That's how he knew the route the warhead was taking.

DEEKS: That makes sense. Nell, is it true that you described Kensi as "hilarious"?

NELL: I'm sorry, what?

KENSI: You don't remember that time?

NELL: Uh, what time?

KENSI: The time that-- Nell, come on, the time...

NELL: Oh, right, that time, of course. [She looks at Deeks, with an air of total dismay, and goes out]

KENSI: It was funny, it was funny because... (forced laughter) I just replay it in my head and... (guffawing) [Deeks smiles and sits down in front of her]…Oh! Great.

DEEKS: In the future I will, uh...I will try to take things more seriously.

KENSI: …Well, I... I will try and lighten up.

DEEKS: I'd like that.

KENSI: I would like that, too.

DEEKS: You do me a favor, though?

KENSI: Yeah.

DEEKS: Don't ever laugh like that again. It was terrifying. [He gets up and walks away]

[Kensi looks at him, wants to add something, shrugs]

KENSI: [for herself] Eh.

 

----------------------  THE  END  --------------------------------

Kikavu ?

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27.06.2019 vers 19h

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Casey5102 
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06.01.2019 vers 15h

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Austin83  (18.04.2019 à 21:05)

J'ai pensé la même chose que toi, ils nous l'ont à la Chips et j'ai adoré cet épisode !!! Ouiiiii Kensi, Deeks et les chamailleries c'est comme ça que ça marche et d'ailleurs toujours maintenant,

alors qu'ils sont pourtant mariés
schumi  (12.04.2019 à 23:05)
Sam et Callen on aurait dit poncherello et baker dans chips lol. Mais où ont ils trouve le temps d'infiltrer un commissariat pendant 6mois sans qu'on s'en rende compte ???? Bon sinon kensi et deeks se chamaillent de plus en plus c'est bon signe non?

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Merci aux 4 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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